La vie, ça commence par un point A. Puis, un parcours linéaire vous traine au point B. Mais bon, pour certains le point B est aussi dur à trouver que le point G. On tâtonne, on teste, on se trompe, on recommence. Et parfois même, on se décourage. Casse-tête chinois, nous voilà.

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Xavier (Romain Duris) a maintenant 40 ans et deux enfants. Il est divorcé de la belle Wendy et pour voir régulièrement son fils et sa fille, il l’a suit jusqu’à New York. A côté de ça, on retrouve l’ex de Xavier, Martine, et puis sa grande amie, lesbienne marrante et un peu beauf, Isabelle. Petit à petit, les choses bougent et se compliquent. Xavier, fidèle à lui-même, philosophe deux secondes pour mieux appréhender le présent. Il continue d’écrire. Car, il faut l’admettre, le malheur des autres fait le bonheur des prochains lecteurs.

Casse-tête-chinois

On retrouve ici l’ambiance de L’auberge Espagnole et celle des Poupées Russes, mais avec un goût de réchauffé. On connait la fin après le premier quart d’heure, comme si le charme était rompu. Pourtant, ce film, c’est un peu l’histoire de tout le monde : compliquée mais riche et intense. Comme si le bonheur ne pouvait découler que d’une bonne grosse pagaille, comme le calme après la tempête, ce bonheur-là vous fait relativiser. Et surtout, il vous empêche d’être éternellement insatisfait.

Papilloner, se tromper, se poser trop de questions…et puis souffler. Cédric Klapisch a au moins vu juste sur un point : la vie, c’est gris, parce que c’est noir, et puis blanc, et qu’entre les deux, on perd les pédales. Qui sait à quoi ressemblera notre vie à 40 ans ?

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