Alors que le e-commerce se développe de plus en plus, avec un marché prévisionnel avoisinant les 63 milliards d’euros de vente pour l’année 2015, une nouvelle forme d’économie connectée voit le jour depuis quelques années : la consommation collaborative. 

La consommation collaborative est un modèle économique regroupant l’ensemble des nouvelles formes de partage, d’échange ou de location. Ces dernières sont permises grâce au développement d’internet, et ont pour objectif de créer des valeurs communes entre individus. Ce concept a été théorisé et popularisé en 2010 grâce au livre « What’s mine is yours » de Rachel Botsman et Roo Rogers, déclarant alors : « Nous savons bien qu’une économie basée sur l’hyperconsommation est une pyramide de Ponzi, un château de cartes ».

Une économie en éveil

L’essor de ce nouveau type de consommation, au delà du développement de nouvelles technologies, est donc aussi dû à un contexte de crise du système capitaliste. Il replace par conséquent l’individu au centre de l’économie, permettant une interaction entre chacun d’entre nous, dans le but de créer une source de richesse, mais également de partage. Cette nouvelle pratique alternative s’inscrit, également dans une éthique environnementale, alors que notre façon de consommer est maintenant remis en question sur le plan écologique : « Cette diffusion rapide de la pratique des ventes de consommation collaborative traduit une réponse aux aspirations écologiques, caractéristique des jeunes générations » relève le Centre de Recherche pour l’Étude et De l’Observation des Conditions de vie (Crédoc).

 

L’avenir de notre système économique ?

270 milliards d’euros, c’est ce que pourrait atteindre le marché mondial de cette économie de partage en 2025 (contre 12 milliards en 2015 selon l’étude du cabinet PwC). Car étonnement aujourd’hui, presque tout peut se louer, s’échanger, se partager sur la toile. La consommation collaborative englobe ainsi un nombre important de domaines : les modes de vies collaboratifs (couchsurfing, coworking, colocation, covoiturage) , la finance collaborative (crowfunding), ou encore la production contributive (imprimante 3D). Sans oublier le simple partage et achat de musique ou d’objets divers entre particuliers.

De nombreux  français le pratique, sans parfois même savoir qu’il s’agit de consommation collaborative. Selon une récente étude du Crédoc, près de la moitié d’entre nous penses y avoir eu recours, alors que nous sommes 73% à affirmer avoir effectué des achats sur le site «Le bon coin» (sondage réalisé pour l’Institut National de Consommation). Ce type de consommation, que certains voient déjà comme l’avenir de notre système économique, pourrait bien être une solution efficace pour une transition durable.

 

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