Alors que le printemps tarde à se montrer, on se tourne vers la lecture du dernier numéro de Kiblind consacré aux souvenirs et confié à la palette de l’illustrateur Tom Haugomat. Attention, la nostalgie est de mise ! 

Dans ce soixante-troisième numéro, les souvenirs sont rois. Pour rendre hommage à la génération X, le magazine Kiblind a fait appel à l’illustrateur parisien Tom Haugomat. MTV, À la recherche du temps perdu, Lio et les pin’s sont au rendez-vous pour une édition dans laquelle les générations des années 70 et 80 se reconnaîtront.

Un partenariat haut en couleurs : Tom Haugomat

Une fois encore, Kiblind a su choisir un partenariat de goût. Le magazine a en effet jeté son dévolu sur Tom Haugomatillustrateur parisien, désormais bien loin de son premier amour, l’animation, lorsqu’il entrait aux Gobelins. Depuis, l’artiste a en effet su créer sa palette bien à lui, et on remarque ses œuvres pour leurs aplats de couleurs vives. Tom puise son inspiration dans ses voyages afin de créer de très beaux tableaux où la nature règne. On retrouve encore ce thème au sein de sa collaboration avec Kiblind puisque nous découvrons, au fil des pages, forêts, paysages enneigés mais également les spectres des bus qui l’ont transporté loin des villes. Avec ce partenariat, Kiblind en profite pour créer une collection de carnets aux allures très poétiques. De quoi noter tous les prochains souvenirs que vous souhaitez conserver !

Des souvenirs et du kitch

Ce numéro marque le retour du kitch tel qu’on l’aime. Notre premier coup de cœur frappe devant le témoignage de Jean-Paul Adam, collectionneur de plus de 8 000 pin’s publicitaires. Ce gadget qui, au final, devient plus synonyme de nostalgie que de ringardise, a en effet fêté ses 30 ans en France l’année dernière. Pour cette occasion, Kiblind retrace donc l’histoire du pin’s promotionnel. Mais tous ces sourires ne sont rien face celui qui naît après la lecture de l’article consacré à Kodak, où l’on retrouve la dimension de partage de la photographie d’avant 2000. Si l’entreprise a déposé le bilan en 2012, on partage l’espoir de la rédaction de voir revenir, d’ici peu, celui qui a popularisé la photographie et nous a tant appris la patience grâce au développement des pellicules. Nous ferons une dernière mention à l’interlude Minikeums, Minitel et banane. Oui, la banane, celle qui a supporté votre collection de bille pendant des années ! Notons néanmoins que ce soixante-troisième numéro sait également faire preuve de sérieux et n’oublie pas d’évoquer, en héritage des années 70, la bombe que fut la découverte de la surveillance de la NASA par internet. Cette question de la vente de données qui, inutile de le rappeler, est toujours d’actualité. Kiblind souligne en effet qu’en 2017, les GAFAM semblent avoir oublié d’attendre les injonctions de l’État pour couper, censurer, supprimer certaines pages et autres comptes, mettant en avant l’absence de toute transparence sur ces actions.

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