Du jeudi au samedi, Kevin Razy opère une mise à jour de sa vie à l’Apollo Théâtre. Un one man show efficace mis en scène par Luc Sonzogni.

Kevin Razy, n’est pas un visage inconnu du grand public. On l’a forcément croisé au détour d’une vidéo Youtube ou même dans l’émission du paf « On n’demande qu’à en rire ». L’humoriste n’en est donc pas à son coup d’essai sur scène.

La première partie de son spectacle s’articule autour de sa vie à Arcueil, ses galères avec le RER B, ses origines mauriciennes, son premier job dans un centre d’appels, ou encore sa petite sœur qui souhaite se convertir à l’Islam. Le sketch de l’anti virus antillais est d’ailleurs un clin d’œil à sa parodie de Bref.

Kevin Razy a l’avantage de savoir interpréter n’importe quelle personne à n’importe quel moment. Les voix de mangas, les chants de messe incompréhensibles, les accents anglais, chinois, antillais figurent dans sa palette d’imitateur.

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© Thirty Dirty Fingers

La deuxième partie du spectacle prend une dimension plus actuelle et concernante. On parle de racisme, de Pôle Emploi, des lobbies, des vidéos illuminatis (particulièrement drôle), des minerais de sang…

On retrouve aussi un thème très actuel : la critique des chaines d’information en continu qui cherchent à tout prix l’audimat : référence au traitement des attentats de janvier 2015. Bref, Kevin Razy est drôle et attachant et plus important encore, il arrive savamment à mettre le rire au service de la réflexion avec un public mixte et intergénérationnel.

Un spectacle idéal pour aller vous changer les idées tout en gardant votre conscience éveillée.

Un conseil : ne regardez pas tous ses sketchs diffusés sur Youtube au risque d’être spoilé avant le spectacle.

Du 17 septembre au 2 janvier 2016 à l’Apollo Théâtre.
Du jeudi au samedi à 20 heures.

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