3 ans après sa révélation dans Bande de Filles, Karidja Touré enchaine les projets avec passion et est à l’affiche de La Colle, la nouvelle comédie d’Alexandre Gastagnetti sorti en salle le 19 Juillet dernier. Nous avons pu la rencontrer – entre deux strapontins – en marge de la 6ème édition du Champs-Elysées Film Festival dont elle fut membre du jury pour revenir sur son début de carrière explosive. 

Bonjour Karidja Touré, tu es membre du jury de la 6ème édition du Champs-Elysées film festival. C’est une première pour toi membre d’un jury d’un festival de cinéma ? J’ai été membre du jury au festival de Cabourg mais je suis très heureuse de faire partie de ce jury. On avait l’impression, avec les autres membres du jury, d’être dans une colonie hors de Paris à regarder des films tous les jours pour des débats passionnants et passionnés.

Tu as vu tous les films de la compétitions française et américaine. Quel est ton bilan de cette 6ème édition ?

C’était une très belle édition. Il y a eu des discussions intenses au tour de la compétition américaine ou nous étions parfois mitigés mais on a fait nos choix en tant que groupe respectant les préférences et les opinions de chacun.

Tu as une préférence pour un type de cinéma en particulier ? Pas forcément. J’aime les blockbusters comme les films indépendants m’accrochant aux acteurs, aux scénarios et à la mise en scène. Et j’ai une véritable passion pour le cinéma de Bollywood.

3 ans après ta révélation dans Bande de filles de Celine Sciamma, tu es à l’affiche dans 3 longs métrages en 2017 : Sage femme de Martin Provost, Ce qui nous lie de Cédric Klapish et la Colle d’Alexandre Castagnetti. As- tu l’impression que le cinéma ne peut plus se passer de toi ? Je ne dirais pas qu’il ne me lâche plus mais c’est vrai que j’ai la chance d’être beaucoup sollicitée. Après c’est pas comme si j’avais un rôle toutes les semaines mais cette année, j’ai eu le plaisir de tourner avec des réalisateurs passionnants, aux univers marqués et j’espère que je vais pouvoir continuer à faire ce que j’aime.

Dans La Colle, qui était présenté en avant première au festival, tu joues Leila, une lycéenne qui fait chavirer le cœur du héros au milieu d’une bande de jeunes comédiens dont émane une énergie communicative. Tu aimes cette proximité qui se dégage des films de bande ? Tous les aspects me plaisent. C’est toujours une nouvelle équipe, une nouvelle façon de travailler, d’amener de projets. J’ai eu de la chance de travailler avec des réalisateurs qui sont à l’écoute de leurs comédiens. J’aime tourner en bande car ça permet d’être avec des acteurs sur la longueur et pas seulement des acteurs avec qui on tourne quelques jours. Ca permet d’établir des liens avec des partenaires qui ont le même âge et de créer une cohésion sur le tournage favorable à une bonne ambiance.

La Colle a un concept très narratif très marqué qui pousse les comédiens à rejouer plusieurs fois les mêmes séquences à l’identique. Comment s’est passé ton travail avec Alexandre Castagnetti ? Nous nous sommes rencontrés avec tous les acteurs une fois le casting terminé pour une lecture ensemble où Alexandre nous a laissé la liberté d’ajouter des dialogues, des mots afin que ça colle au plus prés des personnages. Il était vraiment ouvert à toutes nos propositions que ça soit pendant la pré-production ou pendant le tournage. C’est un adulte avec qui on a les mêmes délires ce qui facilitait le dialogue. Ce n’était pas compliqué de retravailler la même scène car il y avait plusieurs personnages, filmée dans des axes différents mais rien n’était figé. La seule phrase que je devais répéter c’était « Merci c’est cool » mais l’ambiance changeait tout le temps et on ne s’est pas ennuyé sur ce tournage

Tu as un jeu très naturalisme qui ne force jamais le trait. Est-ce que inné pour toi ou t’adaptes-tu en fonction du réalisateur avec qui tu travailles ? J’aime beaucoup quand les réalisateurs me guident, qu’ils me donnent des intentions précises sur mon jeu mais j’aime garder ce naturel avec mes personnages.

Tu aimerais retravailler avec Céline Sciamma ? Bien sur. J’aime découvrir de nouveaux horizons mais c’est avec elle avec qui j’ai fait mes premiers pas. Elle est très talentueuse, m’a permis de vivre une expérience incroyable donc je hâte de retravailler avec Céline Sciamma.

Tu as le dernier mot. Croire en soi.

 

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