Souvenez-vous, nous vous parlions il y a quelques jours des frères Volovitch et de leur cinquième album intitulé Chanson Française. Après deux concerts complets à La Maroquinerie à Paris, Frédo et Olivier ont repris les routes de France à la rencontre du public, sur scène ou lors d’ateliers d’écriture qu’ils animent de temps en temps. Entre deux dates, nous avons pu poser cinq questions (et demi) à Olivier, alias « Olive », sur l’actualité du groupe, la scène et l’écriture ainsi que sur sa relation artistique avec Frédo.

Untitled Magazine : Bonjour Olivier ! Votre cinquième album Chanson Française est sorti le 27 janvier, de quoi êtes-vous le plus fiers dans cet album ?
Olivier : Déjà le fait que cet album existe ! On en est très contents avec Frédo ! On a toujours eu la chance de faire des albums qui nous plaisent et ça, ça nous rend bien fiers !

Dans le titre Chanson Française vous faites des clins d’œil à Lady Gaga, Rihanna et autres pop stars… Quel regard portez-vous sur la musique aujourd’hui en France et à l’étranger ?
Déjà on ne prétend pas dénoncer quoi que ce soit dans cette chanson, c’est plus une chanson-blague, à prendre au second degré, dans laquelle on se présente et on se moque aussi un peu de nous. Pour ce qui est de la musique aujourd’hui, je trouve qu’il y a vraiment plein de choses différentes, il y en a pour tous les goûts. C’est aussi devenu plus facile, les gens s’équipent, ils peuvent enregistrer un album dans leur chambre s’ils veulent… Ces choses n’étaient pas possibles il y a 20 ans, et tout est en révolution dans ce métier. Le paradoxe c’est que l’on ne retrouve pas cette diversité sur les grosses stations de radio comme Fun ou NRJ. Ces canaux ne prennent pas beaucoup de risques, ils ne font plus ou ne font pas de développement. Mais ce n’est pas très grave car il y a aussi plein d’autres médias, comme toi avec Untitled, qui défendent des musiques très variées. Aujourd’hui grâce à internet et aux plateformes de streaming, je trouve qu’il y a toujours moyen de découvrir des perles, des artistes moins relayés par les gros médias traditionnels. En tout cas avec Volo on a l’impression qu’on peut exister par d’autres canaux.

En effet, vous avez par exemple une super communauté de fans qui vous suit en concert… Quels sont vos plus beaux moments sur scène ?
On aime tellement être sur scène que ce sont toujours de bons moments. Mais il y a des dates plus significatives que d’autres, qui restent en mémoire. Par exemple quand on a fait notre premier Olympia en 2008. C’est un peu bateau de dire ça mais c’est vrai que ça nous a fait quelque chose de jouer là. Après je ne te cache pas que les deux derniers concerts à la Maroquinerie étaient particulièrement sympas. Déjà, on a bien aimé cette configuration à trois guitares dans une salle un peu rock, et puis on a eu la chance que ce soit complet les deux soirs ! Le public était sympa, gentil et en plus ça chantait bien ! Ca restera un super souvenir, c’était très chaleureux.

https://www.youtube.com/watch?v=8iRSHRFYh50

Quelles sont tes deux chansons de Volo préférées ?
C’est super difficile parce qu’on aime bien nos chansons et il n’y en a pas une qui sorte vraiment du lot. En fait je crois que nos chansons préférées ce sont les dernières qu’on a écrites, mais c’est pas facile car il y a beaucoup de chansons écrites par Frédo qui m’ont ému ou qui m’ont remué, et je les mets sur un pied d’égalité. Mais s’il faut répondre quelque chose, je dirais que dans le dernier album par exemple je suis très content d’avoir écrit Rire aux Eclats, et je suis aussi très content que Frédo ait écrit Chanson Française et la chanson Hier, que je trouve vraiment très jolie.

Et enfin la question qui fâche : on vous sent très unis tous les deux depuis des années, est-ce que ça vous arrive qu’il y ait quelques tensions ?
Bien-sûr ! Depuis le début on sait avec Frédo que le fait d’être frangin ne change rien aux règles basiques de bon fonctionnement d’un groupe ! Il faut être capable de se dire les choses et de les entendre. Quand tu ne dis rien ça te bouscule et c’est pour ça qu’avec Frédo on s’applique à causer beaucoup. Evidemment, on n’échappe pas à des tensions et des frustrations mais jusqu’à maintenant on a toujours réussi à tout régler par les mots, à s’expliquer, à se rendre compte ou à se demander pardon. En tout cas on est très conscients que dans ce métier, il est très possible de se fâcher mais on n’a pas envie de finir comme les frères Gallagher, toute proportion gardée bien-sûr ! (Rires) En tout cas c’est l’exemple à ne pas suivre. On s’est toujours dit que dès qu’il y en aura un des deux qui aura trop mal au bide pour une raison ou pour une autre, ce sera le signal pour arrêter. Mais je t’avoue qu’on est loin de ça, les moments les plus durs sont suffisamment éloignés pour ne pas nous inquiéter, et les moments heureux sont bien plus nombreux.

C’est vrai que sur scène, on sent bien votre complicité…
Oui et ce n’est pas quelque chose de « fabriqué », c’est vraiment le naturel qui revient au galop…

Merci beaucoup Olivier, qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite ?
Que ça continue ! On est très contents de ce qu’on vit, de pouvoir faire notre métier, d’avoir des gens qui nous suivent… Et on n’en demande pas plus !

Propos recueillis par Manon Raineri.

L’album Chanson Française est disponible partout (14,99€).
Retrouvez Volo sur leur site officiel et en tournée dans toute la France.

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Journaliste, curieuse et amoureuse des mots, j'aime partager mes découvertes musicales et artistiques sur la toile.