Après son passage dans « La Bande à Renaud », aux côtés de Bénabar, Grand Corps Malade, ou encore Carla Bruni, sans oublier non plus sa tournée avec Renan Luce, Alexis HK nous revient avec un nouvel album intimiste. Ce disque en hommage au grand Georges Brassens nous propose de replonger dans l’univers singulier de ce monument de la chanson française.

Brassens, le grand prêcheur de mots, celui qui s’autorisait à tout dire, à marier dans ses vers le plus grossier et la plus belle fleur de la langue française, ce héraut de la liberté qui déjouait toute forme de fanatisme et d’endoctrinement, évitant toujours l’esprit de sérieux, cet homme nous manque. C’est ainsi qu’Alexis HK nous propose un hommage réussi, en regroupant les plus beaux titres de ce chanteur, véritable icône du patrimoine français. Rencontre.

Georges et moi off

Untitled Magzine : Pourquoi décider de réaliser un album en hommage à Georges Brassens ?

Alexis HK : Brassens a toujours fait partie de ma famille, musicalement et culturellement parlant. Il était également très présent dans le berceau familial, avec mes parents, ma soeur, et mes cousins. C’est un chanteur que j’admire, de part sa posture philosophique. Je trouve que c’était quelqu’un de très libre, et de très libertaire, mais aussi très généreux et très ouvert. Il donnait de l’espoir et avait un humour extraordinaire. C’est sur cette base là que j’ai eu envie de faire ce spectacle. Il fallait impérativement que ça donne quelque chose de drôle, car l’humour de Brassens est une perle qui faut continuer à partager. Je me sens très proche de beaucoup de ses textes et surtout de l’état d’esprit qu’ils peuvent dégager.
D’où vient le titre de ce spectacle « Georges & Moi » ?

J’avais vraiment envie, à travers ce titre, d’installer quelque chose d’intime avec lui, même si je ne fais pas partie de la génération qui a pu aller le voir en concert. Je suis plutôt un petit enfant de Brassens. Mais je voulais aller plus loin qu’un simple « chant pour Brassens » qu’ont déjà pu faire des artistes comme Maxime Le Forestier. J’avais envie de lui parler, de le remercier, de lui faire comprendre que ses chansons étaient toujours d’actualité : la liberté, les cons, les dieux. J’en parle donc avec lui et le public pendant les concerts entre deux chansons.
Sur votre affiche, Georges Brassens semble représenter un psychologue. Cet hommage est-il une sorte de thérapie pour vous ?

Oui tout à fait, il y a quelque chose de psychanalytique dans la chanson. Cette affiche illustre le fait que chaque chanteur a un maitre qui l’influence. Moi dans mon esprit c’est Brassens. Et ce spectacle est un clin d’oeil psychanalytique, pour parler de nos racines, aux gens qui nous ont donnés envie de faire ce métier.
En concert, jouez-vous les titres phares comme « Le Gorille » ou « Copain d’abord » ou préférez-vous faire découvrir des titres plus intimes au public ?

Effectivement, ce sont pour la plupart des titres moins connus. Ces titres ont été choisi car ils ont en eux une dose d’irrévérence. J’ai vraiment insisté sur le côté sulfureux de Brassens, celui qui pouvait déranger, dans certains de ces propos. Donc, oui, je voulais mettre en avant un Brassens plus intime et plus authentique, qui sait parler de sexualité, de liberté, de religion.
Vous avez collaboré pour ce spectacle avec François Morel. Comment s’est-il impliqué dans la conception de ce projet ?

C’était un travail d’amitié autour d’une rencontre avec Brassens. Il a vraiment aidé à tous les niveaux. On a mis en rythme le spectacle, et il a apporté des éléments d’humour incroyables. François Morel est un érudit de la chanson française.

https://www.youtube.com/watch?v=U-xsUPZ9V4c

« Georges & Moi » d’après Alexis HK
En tournée dans toute la France.
https://www.facebook.com/alexishkofficiel/?fref=ts

Interview réalisée avec Dimitri Stchekine, journaliste radio.

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Culture & Société