Présidée par Jimmy Fallon, la célèbre cérémonie des Golden Globes a remis, dimanche 8 janvier, de précieux trophées aux acteurs, producteurs et films sélectionnés. Cette année, le jury a choisi de récompenser une comédie musicale, un film français et un Disney. Retour sur ce cru 2017.

La célèbre cérémonie des Golden Globes ne pouvait pas mieux commencer. Le présentateur Jimmy Fallon a décidé de s’inspirer du film de Damien Chazelle, La La Land, pour faire son entrée fracassante. C’est à travers une vidéo que l’animateur-humoriste-acteur a décidé d’inaugurer cette nouvelle cérémonie, à l’aide de références aux films et séries qui mont marqué l’année 2016. Premier Contact, Game of Thrones, Mr. Robot ou encore Stranger Things sont représentés, et le nombre de stars est impressionnant : Nicole Kidman, Justin Timberlake, Rami Malek ou encore Ryan Reynolds.

Flamboyant palmarès

La grande favorite de cette édition 2017 des Golden Globes, la comédie musicale La La Land, a réalisé un sans-faute hier soir. Avec sept nominations, le film, qui se penche sur la romance entre une future actrice et un musicien de Jazz, est reparti avec sept trophées : meilleur film de comédie, meilleur acteur de comédie pour Ryan Gosling, meilleure musique originale pour Justin Hurwitz, meilleure chanson originale pour City of stars, meilleur actrice de comédie pour Emma Stone et meilleur réalisateur pour Damien Chazelle. Un succès pour ce film très attendu en France, dès le 25 janvier.

Mais la France n’est pas en reste cette année. Le long-métrage français Elle, avec Isabelle Huppert, a été sacré meilleur film étranger. Le film, réalisé par le néerlandais Paul Verhoeven, nous fait vivre l’improbable enquête d’une femme violée, qui cherche à démasquer son agresseur. La comédienne a, elle aussi, reçu le prix de meilleure actrice dramatique.

Face au film franco-suisse Ma vie de Courgette, c’est Zootopie, de Disney, qui a remporté le prix du meilleur film d’animation. Casey Affleck repart avec le prix du meilleur acteur dramatique, pour son rôle dans Manchester by the Sea. Le long-métrage Moonlight, de Barry Jenkins, obtient le globe de meilleur drame cinématographique.

Meryl Streep nous laisse sans voix

Meryl Street a reçu, ce dimanche, le Cecil B.Demille Award, une récompense attribuée chaque année à un artiste pour « sa contribution exceptionnelle au monde du divertissement ». En évoquant la « Hollywood Foreign Press », société qui organise la cérémonie, elle a débuté son discours en déclarant « Nous faisons maintenant partie des populations les plus dénigrées de la société américaine. Hollywood. Les étrangers. La presse ». Et c’est bien elle qui nous a ému avec son discours sur l’attitude de Donald Trump. Sans jamais prononcer le nom du 45ème président des Etats-Unis, elle n’a cessé de critiquer son comportement et ses discriminations. « Mais c’est quoi Hollywood de toute façon ? Seulement des gens qui viennent d’un peu partout » affirme-t-elle en expliquant qu’elle venait d’une école publique dans le New Jersey, que Sarah Jessica Parker venait de l’Ohio, Natalie Portman de Jérusalem ou encore Ryan Gosling du Canada. Elle ira même jusqu’à demander : « Où sont leurs actes de naissance ? » faisant alors référence de l’obsession de Donald Trump sur la citoyenneté de Barack Obama. L’actrice a ensuite, terminé en suppliant les médias de faire leur travail, en traitant de tous les dérapages de ce futur président du pays, invitant chacun à défendre la liberté de la presse et à s’engager auprès des journalistes.

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Journaliste et fondatrice de untitledmag.fr Contact mail : m.heckenbenner@untitledmag.fr