A 22 ans, l’Islandaise Glowie s’impose comme l’une des étoiles montantes de la pop grâce à sa personnalité déjà bien affirmée et ses multiples talents. De passage à Paris, la jeune fille s’est confiée sur ses inspirations, son entrée dans le monde de la musique et ce qui lui tient le plus à coeur. 

Fin 2018, une jeune chanteuse du nom de Glowie, nouvelle signature du label Columbia Records, fait son entrée sur la scène musicale internationale avec le clip de Body, écrit par Julia Michaels, Justin Tranter et deux hitmakers suédois. Bien que tournée à Malibu, aucun corps à la Pamela Anderson ne se trémousse sur la plage dans cette vidéo : « Ce ne sont pas des danseurs minces et tous identiques, explique Glowie. Pour ce clip, je voulais des personnes différentes qui ressemblent à tout le monde, je voulais que chacun se retrouve dans cette vidéo, qu’il y ait différentes tailles et différentes formes de corps. » Parler de confiance en soi et de positivité, voilà les deux grands messages que souhaitait délivrer Glowie avec ce premier single qui inaugure une nouvelle ère dans la vie de la chanteuse. 

Enfance et inspirations

Glowie, ou Sara Pétursdóttir à la ville, est née et a grandi à Reykjavik, la capitale de l’Islande : « Là-bas on vit dans une bulle, j’avais l’impression d’être déconnectée du reste du monde qui me paraissait si loin… » Naître en Islande est en effet une aubaine pour un coeur créatif, car les paysages grandioses de cette île volcanique invitent à la contemplation et la faible densité de population crée une atmosphère calme et paisible, à mille lieux de la vie londonienne qu’a finalement adoptée la jeune artiste.  

Dans sa bulle islandaise, la jeune Sara a donc nourri sa créativité en touchant un peu à tous les arts : la peinture, le dessin, la danse et bien sûr le chant, à 9 ans. Petite dernière d’une famille de quatre enfants, Sara piquait à sa soeur et ses frères leurs albums de RnB ou de hip hop : « Ils écoutaient les Destiny’s Child, Alicia Keys, Outkast, Craig David… Et quand j’ai commencé à acheter mes propres CD, c’était plutôt Miley Cyrus ou Taylor Swift ! » Ce mélange entre Teen Pop et RnB du début des années 2000 se retrouve dans les chansons de la jeune fille qui admire plus particulièrement Alicia Keys : « Elle a été et elle est toujours ma plus grande inspiration. J’avais 5 ans quand je l’ai entendue pour la première fois. »

Très présente sur Instagram, celle qui a adopté le pseudonyme de Glowie « pour se différencier, parce que plein d’autres chanteuses s’appellent Sara », suit son idole avec ferveur et se sert elle-même du réseau social pour converser avec ses fans et leur confier  ses états d’âme. Elle n’a pourtant pas encore sauté le pas d’écrire ses propres chansons, même si l’idée commence à la titiller. En attendant, Glowie met un point d’honneur à nouer un lien particulier avec ses paroliers : « Je veux que tout ce que je chante vienne du coeur. » Un bel idéal dans une industrie musicale où le marketing a tendance à polir les jeunes artistes. 

Glowie – © Columbia Records

Entrée dans l’arène 

Lauréate d’un concours de chant à 17 ans, Glowie connait un certain succès dans son pays natal entre 2015 et 2016 mais préfère attendre un peu avant de se lancer à la conquête des charts internationaux : « Je voulais trouver l’artiste que j’allais être. » L’a-t-elle vraiment trouvée à 22 ans à peine ? Ce qui est sûr, c’est que le jeune fille ne manque pas de confiance en elle et de maturité. Sa démarche artistique est sincère : « En Islande, tout est différent, les gens dans le secteur de la musique te jugent moins car tu es très libre, personne ne t’enferme dans une case, il n’y a pas de règles. Les gens sont donc très créatifs et font des choses incroyables. Commencer ma carrière là-bas m’a donné l’opportunité de développer ma personnalité artistique. Mais à Londres, quand j’ai signé avec Columbia, c’était différent. J’ai mis du temps à comprendre comment me comporter dans ce nouveau monde car tu dois vraiment travailler pour attirer l’attention, faire que les gens t’écoutent. C’est difficile, on te pousse un peu dans une case mais ça fait partir du job, tu dois faire avec ça. J’ai besoin de m’assurer que ce que je fais me plait, que je suis à l’aise, mais il faut trouver la limite entre prendre du plaisir et donner aux gens ce qu’ils attendent. C’est très difficile mais c’est un travail amusant, j’ai énormément grandi ces derniers mois et je suis super heureuse de tout ce que je fais. »

Dans le clip de Cruel, son second single écrit par Tayla Parx (auteure entre autres de Thank u, next et 7 rings pour Ariana Grande), Glowie danse avec une assurance déconcertante et un regard de braise, un peu à la manière de Lorde dans Green Light. Petit tube en puissance, Cruel parle de harcèlement à une époque où des flots de mots haineux se déversent quotidiennement sur le net : « So what’d I ever do to you to make you be so cruel? / Was it something I did ? / Was it something I said ? / It’s a mystery that I can’t solve », interroge Glowie dans ses refrains. « Tayla a écrit cette chanson parce qu’elle l’a vécu, et ses mots ont résonné fortement en moi car j’ai été harcelée à l’école quand j’étais enfant… J’ai mis du temps à vraiment comprendre le sens de cette chanson mais après en avoir parlé avec Tayla, j’ai commencé à sentir mes émotions se connecter aux paroles. » Après Cruel, dont le clip a déjà franchi les 600 000 vues sur Youtube, d’autres titres signés Tayla Parx viendront étoffer le répertoire de Glowie. 

Enfin, lorsqu’on lui demande quel est le plus beau compliment qu’on puisse lui faire sur sa musique, la jeune fille répond sans hésiter : « La plus belle récompense, c’est quand une personne me raconte comment telle chanson l’a aidée, comment elle s’est sentie mieux après l’avoir écoutée. Le but principal de ma musique est justement d’aider les gens, de quelque manière que ce soit, en leur apportant un réconfort, de la force, des encouragements ou de l’assurance. Je veux que les gens se sentent bien en écoutant ma musique et savoir que quelqu’un va mieux grâce à une chose que j’ai faite, ça vaut tous les awards du monde. »

Glowie – © Columbia Records

Glowie, singles Body et Cruel disponibles.
Premier EP Where I Belong disponible depuis le 14 juin 2019.
En concert au Trianon à Paris (Première partie de Banks) le 21 novembre 2019.
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