Au programme des films à voir cette semaine : le plaisir de découvrir le cinéma Islandais avec Sparrows, de redécouvrir le cinéma Français avec Juillet Août et de vous replonger dans vos archives avec Les poings dans les poches. 

Juillet Août, réalisé par Diastème (Critique)

Juillet Aout, c’est l’histoire de deux soeurs, Joséphine et Laura, qui passent leurs deux mois d’été chez leurs parents : Juillet chez la mère, Août chez le père. La cohabitation entre adultes et adolescents n’est pas des plus aisées, surtout quand certains membres de la famille s’empêtrent dans des situations dangereuses… Avec ce très beau film, Diastème réussit son coup en nous livrant un bijou sur les relations familiales et sur l’apprentissage de la vie. On y apprend à grandir, à vieillir, à aimer, et surtout à vivre, sur une magnifique bande-son signée Alex Beaupain et de très bons acteurs, Alma Jodorowsky, Thierry Godard, Pascale Arbillot et Luna Lou.

https://youtu.be/JKMeVreU4FE

Sparrows, réalisé par Rùnar Rùnarsson (Critique)

A 16 ans, Ari doit quitter Reykjavik. La capitale, sa mère, une vie d’habitudes, pour retourner vivre chez son père Gunnar dans la région isolée des Fjords. Il semble revenir aux problèmes qu’il avait laissés, à son père difficile et à ses amis d’enfance qui avec le temps se sont transformés : un retour aux sources compliqué qui va pousser Ari à trouver sa place dans le monde. Rùnar Rùnarsson impressionne avec Sparrows, qui, s’il peut sembler terne au début, ennuyeux presque, sait se dépasser en abordant le passage de l’adolescence à l’âge adulte sous un angle totalement différent, très pudique mais puissant aux moments opportuns.

https://youtu.be/bvNw3WqecEo

Les poings dans les poches, réalisé par Marco Bellocchio (Critique)

Perdu dans l’admiration de son frère Augusto qui rêve de départ, et l’amour coupable qu’il voue à sa sœur Giulia, Alessandro, entre crises d’épilepsie et débilité congénitale, tente de détruire l’oppression familiale. Sorti en 1965, Les poings dans les poches a été l’une des œuvres cinématographiques les plus marquantes des années 60. Sur le thème de la révolte adolescente, ce film, immoral et jouissif, nous ouvre une belle réflexion sur le carcan familial et sur le besoin d’émancipation viscéral qui nourrit aussi bien la politique que les arts. Un propos intemporel pour un film précurseur, à ne pas manquer surtout.

https://youtu.be/g7aLg2ubP2s

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