Festival Séries Mania : 2h réminescentes avec David Chase

Grand réalisateur de la magistrale série Les Soprano, amoureux du grand écran et aspirant rock star, David Chase était présent samedi soir au Festival séries mania. Il a pendant 2h pris le temps de répondre aux questions du journaliste Olivier Joyard (Les Inrocks) pour parler de son enfance, de son amour du cinéma, de sa scène préférée, de ses rêves et pour expliquer le début et la fin des Soprano. Pour tous ceux qui n’ont pas pu être présents, ne vous inquiétez pas, tout est là.

Olivier Joyard : Dans quel environnement avez-vous grandi ?

David Chase : J’ai eu une belle enfance, nous vivions au moment de l’expansion économique aux Etats-Unis. Mes parents étaient un peu fous mais le reste de ma famille était super. Le New Jersey c’était la nature, les jeunes pouvaient aller partout, j’étais très libre, je pouvais m’amuser, chasser. J’y allais des fois seul.

Vous dites que vos parents étaient difficiles mais que vous avez eu une enfance heureuse ?

Mes parents ont créé un environnement très sûr mais ils étaient pétris d’insécurités. J’étais le centre du monde, celui qui devait faire un changement pour eux, je devais être juriste, avocat. Mon père avait ouvert une quincaillerie et ma mère a fini l’école à 14ans. Je devais devenir le plus éduqué de la famille.

Dans quel environnement avez vous grandi sur le plan de la culture ?

On a été les derniers à avoir la télé, mon père n’en voulait pas. Je sortais beaucoup, je rentrais à la nuit tombée.

Quand est-ce que l’art est entré dans votre vie ?

La première fois, c’est parce qu’on avait des encyclopédies à la maison. Il y avait une entrée art, j’ai commencé à m’intéresser à Le Greco, Leonard de Vinci. Je me suis passionné pour ces choses qui venaient d’un autre monde.

Quelle est la première chose que vous avez écrite consciemment ?

J’ai écrit de la fiction au lycée, je me souviens avoir écrit une histoire sur la résurrection du Christ, qui se retrouve enseveli, puis quelqu’un vole son corps et enfin il ressuscite. Et je me suis dit que c’était l’idée la plus géniale que j’ai eue.

Quand est ce que vous avez compris que vous vouliez faire quelque chose en rapport avec le cinéma ?

Je suis allée en camp d’été à 15ans, j’ai lu La route de Kerouac et je me suis dit que j’aurais aimé vivre des aventures comme ça. J’ai donc fait une colonie de vacances après, je me suis fait punir en rentrant par effraction dans une piscine municipale. Je suis rentrée dans le New Jersey à la fin de l’été et j’ai commencé à écrire un roman, une page et demi puis j’ai arrêté.

Et vous avez ensuite bougé vers la Caroline du Nord ?

Oui malheureusement. (Rires) Le sud des Etats-Unis était pour moi un endroit horrible, il y avait beaucoup d’agitation, je voulais en fait aller à l’école à Montréal mais j’ai pas été accepté. Il y avait beaucoup de ségrégation dans le Sud. Je suis ensuite allé à NYU, puis dans l’Iowa, j’avais une bagnole rapide, ça me rendait heureux mais j’aimais pas l’ambiance du Sud. J’habitais à 40 miles de New York et la plupart les enfants voulaient s’y rendre, à Brooklyn comme dans Saturday Night Fever. Donc je suis allé à NYU. Je ne savais pas ce que j’allais faire. Ce qu’il s’est passé pour faire court : je suis arrivé en septembre 1965 et en octobre j’ai touché au LSD pour la première fois et je me suis dit « tiens, je veux atterrir dans le milieu du cinéma », sans trop savoir pourquoi. J’ai vu Cul de Sac de Polanski en 1966 et c’était la première fois que je prenais conscience que les films étaient faits par quelqu’un, que ça ne sortait pas comme les Chevrolet d’une usine. Mais je voulais aussi être une star du rock’n’roll.

Vous regrettez de n’en être pas devenu une ?

Oui bien sûr ! (Rires)

Vous êtes ensuite allé à Stanford ?

Oui, j’ai passé mon diplôme et je suis allé à Stanford pour faire une école de cinéma. J’avais acheté une super 8 et je faisais des petites choses, des pixelisations et j’ai appris comment on faisait les films en Californie. J’étais dans un département documentaire et j’étais l’un des seuls à faire des films d’action.

Vous avez vu certains de ces films dernièrement ?

Oui, j ‘ai revu le film que j’ai fait pour mon master, un film de gangster, et je ne veux pas en parler. (Rires)

Vous êtes ensuite arrivé comme par magie à Hollywood.

Oh non c’était pas de la magie (Rire). J’étais marié, ma femme était à Stanford et travaillait pendant que j’écrivais, fumais. C’est grâce à elle, elle était toujours là pour moi. Nous sommes descendus à Hollywood en 71. J’ai écrit un scénario à Stanford et je l’ai envoyé à un producteur de télé, qui m’a demandé de faire un épisode pour la télévision : je voulais faire des films pour le cinéma et je suis arrivé dans la télé. Je faisais des bons films, puis j’ai fait 13-14 scénarios pour le cinéma mais aucun n’a jamais été produit. Je les ai encore ! C’était dans les années 80-90.

Vous avez co-créé un film dans les années 80 ?

Oui mais je suis quelqu’un qui apprend lentement. J’avais pas fait de film avant 1978 et c’est en 1988 que j’ai fait quelque chose. Je voulais pas faire de la télé. Aux Etats-Unis il y avait une distinction claire : si vous étiez dans le monde de la télé vous ne pouviez jamais franchir la ligne et j’ai mis du temps à faire la rupture.

Vous avez fait des films extraodirainres comme Northern Exposure

Je n’aime pas les TV network, envahis par les pubs, la censure. J’ai gardé des liens avec ces gens.

On va visionner ensemble un extrait de Northern exposure, l’épisode « Mister Sandman ».

C’était la première fois que je faisais la réalisation d’une série.

Cela a l’air personnel, comme si c’était une avant première des Soprano, comme quand Tony disait dans la saison finale qu’il avait des gènes pourris.

Je n’y avais jamais pensé (Rires)

Comment vous aviez fait le scénario ?

J’aimais pas trop Northern exposure, c’était très politique pour moi, universal studio me donnait des instructions auxquelles devais me plier et j’aimais pas ça. A ce moment j’étais précieux et avec mes deux partenaires on a décidé de diriger et on l’a rendu plus sombre.

D’ou vient cette obsession pour les rêves ?

Je ne sais pas , j’adore les rêves, je pense souvent à l’adaptation du Procès par Orson Welles. Les films sont des rubans de rêve, le temps qui file.

Cet intérêt vous vient-il de la thérapie que vous avez suivie ?

J’ai lu Freud à 14 ans et le subconscient, l’inconscient me fascinaient. Dans mon travail j’essaie de faire confiance à l’inconscient.

Quand on regarde les Soprano en 1995, deux ans plus tard vous avez écrit The pilot. Que s’est-il passé ? Pensez vous que vous pourriez le faire pour le cinéma ?

Les Soprano était une idée pour le cinéma. Ma mère était folle et tout le monde me disait que je devais écrire sur ma mère mais je n’y arrivais pas. Un ami m’a alors conseillé d’écrire une histoire sur un producteur et sa mère. Je me suis dit qu’avec un mafieux ce serait plus intéressant. Après Northern exposure pour lequel j’avais un contrat, ils ont dit que j’avais à l’intérieur de moi une superbe série. Mais je ne voulais pas en faire. Ils disaient qu’ils croyaient en moi et ça m’a motivé. Ils m’ont dit qu’il fallait faire une série sur le parrain. Je suis rentré chez moi et me suis remémoré cette idée et j’ai fait le pitch. Ca a pris deux ans pour que ça passe sur l’écran et HBO a accepté.

Quand vous écriviez le scénario, qu’avez-vous fait qui n’était pas traditionnel de la télé ?

Il fallait regarder du côté des familles. Il y avait toujours quelque chose qui ne fonctionnait pas. Il y avait toujours ce manque d’unité et je me suis dit qu’il fallait rendre les choses plus réelles, sans avoir toujours des dysfonctionnements. Je me suis dit qu’il fallait aussi ralentir ce rythme effréné. J’en avais marre des publicités aussi. Je me rappelle aussi qu’à l’époque je me suis dit « je veux mordre la main qui me donne à manger » et cela reflétait mes sentiments par rapport à la télé.

Vous alliez prendre un job avant les soprano ?

J’avais une idée de projet avec Robert De Niro, j’ai contacté des chaines pendant deux ans sans succès . J’allais travailler pour Chris Fargo sur les X-files et une autre émission, je devais être directeur délégué. Un mardi, j’avais une première réunion à midi pour devenir directeur délégué, je me suis dit que si la réunion se passait bien je bosserai sur le projet. Puis à 13h, j’avais une réunion avec HBO. Je me suis dit ensuite que si j’étais pris pour HBO je me lancerais. Si HBO m’avait refoulé, j’aurais continué mon travail de producteur.

* On diffuse une scène sur la mère de Tony Soprano, puis une scène du pilote et une dernière plus tard dans la série*

On va poursuivre sur la mère. Toute la première saison en est imprimée ; c’est à la fois angoissant et drôle. A quoi vous pensiez ?

Ma mère n’a pas essayé de me tuer (rires). Pendant la guerre du Vitenam elle me disait qu’elle préférait me voir mourir plutôt qu’aller à la guerre. Elle était tellement névrosée qu’elle était drôle malgré elle. Je n’allais pas souvent la voir.

Comment avez vous réussi à donner une touche personnelle ?

Je viens d’une famille italo américaine, il me suffisait de noter les conversations à Noël, Thanksgiving, qui étaient des événement où les discussions fusaient. J’essayais de refléter cette atmosphère.

Mais on se rend compte que dans Les Soprano, ce n’est jamais vraiment totalement l’enfer

Les gens disent que c’est une émission très sombre. Je pense aussi que c’est une série triste, pleine de chagrin. Je ne pense pas que ce soit cynique ou négatif.

Quand vous repenser aux débuts de la série, qu’y voyez-vous maintenant ?

Je pensais que ça ne verrait jamais la lumière du jour, on a fait les 13 épisodes et je pensais simplement avoir passé un bon moment, on avait fait quelque chose dont on était fiers. Beaucoup de personnes commençaient à regarder fréquemment la télévision à l’époque, et du coup HBO a signé beaucoup de séries. C’était très gratifiant. J’ai pris conscience rapidement que quelque chose allait se passer. Après notre premier passage en 1999 toutes les critiques étaient bonnes sauf une.

Comment avez vous réussi à garder la qualité de la série ?

Certains disent que je n’ai pas réussi.

Quand vous avez commencé à réussir avez vous changé quelque chose à vos méthodes ?

Je ne pense pas avoir changé grand-chose, c’est avant tout une série de mafia. On tue les personnages, les spectateurs se plaignent de la violence, puis on arrête, et les gens se plaignent qu’il n’y en ait plus assez (de violence). Ils ont pété un plomb quand on a tué la première femme de la série.

Vous posiez vous des limites ?

Pas de violence envers les animaux ou les enfants.

* Diffusion des Extraits du pilote, de la saison 4 et de la saison finale*

Pour moi les soprano parle de la fin du rêve américain et la redéfinition des héros qui va avec. Il parle de Gary Cooper et dit qu’un héros américain ne va pas chez le psy. Est il un protagoniste américain ?

Non, je pense qu’il est un caractère séparé, qu’il est simplement lui-même et pas l’incarnation d’un type. Je trouve que Tony est plus impliqué dans la mythologie américaine, les western, les flingues…

Pourquoi cette obsession avec Gary Cooper ?

Les histoires américaines sont souvent à propos des individues, d’un homme et de sa quête. Les histoires européennes sont plus tournées vers de la collectivité. Cooper a joué dans un film dans lequel il essaie de réunir les gens de la communauté pour combattre des gangsters. Tony veut être comme ça, il vient d’un vieux monde, il était dans la mafia qui a une organisation de groupe et crée une meute. La plupart des films montrent des gens seuls, qui ne se sentent pas pris dans la société : ce n’est pas ce que je voulais.

Pourtant Tony est un personnage qui baigne dans la solitude

La série est assez triste oui.

Comment créer un personnage solitaire ?

La musique et le jeu ont un rôle important. Les yeux de James Gandolfini (Tony Soprano) étaient si expressifs, il y avait quelque chose chez lui qui parlait de ça. Quelque chose de mélancolique, tout ce personnage tient debout grâce à lui.

De quoi vous souvenez-vous le mieux à propos de lui ? (James Gandolfini est décédé en juin 2013)

Il ne se montrait pas beaucoup. On perdait souvent une journée de tournage, et on devait sauter un jour. La partie positive, c’est qu’on a pu assister au miracle de la profondeur de jeu qu’il a pu atteindre.

Son personnage vient de deux paysages différents : l’Italie et la télévision.

Il avait le poids de la télévision sur lui. Le poids du Parrain pesait sur les épaule de Tony, lui et ses mecs empruntent beaucoup au comportement du film.

On compare souvent les Soprano au Parrain

Je ne sais pas.

On revient à la construction de la série. Vous êtes-vous occupé de votre série de la même façon que les autres sur lesquels vous travailliez avant ?

J’apprenais en travaillant en fait, le travail de réalisateur/scénariste est différent de celui de producteur. J’utilisais des techniques d’organisation que j’utilisais avant, je prenais mon temps pour chaque détail (comme les couleurs des rideaux), j’étais narcissique et tout devait passer par moi. Et j’adorais faire ça. On avait plusieurs écrivains et quand ils écrivaient un épisode, les producteurs faisaient toujours gaffe. Je ne surveillais pas tout parce que j’étais très occupé par la post production, la publicité…

Un jour typique dans la « writer’s room » ?

On commençait à 9h30, on évoquait plusieurs propositions, puis je regardais où je voulais que la saison aille au travers de chaque épisode. J’avais des fils rouges scénaristiques, puis on essayait de prendre du recul pour définir l’histoire. D’habitude j’écrivais le premier épisode. J’encourageais les écrivains à parler de leurs vies, le lundi matin personne ne veut travailler. (Rires) Du coup la conversation s’égarait vers 14h et on avait toujours rien. Terrence Winter (l’un des scénaristes) parlait vraiment beaucoup, de son enfance à Brooklyn… Après 2 ou 3 jours quelqu’un finissait forcément par dire quelque chose qui lui était arrivé et on se disait « tiens ça pourrait faire un épisode. »

Avez-vous réécrit tous les scripts ?

Je les relisais chez moi, le soir, le week end. Certains écrivaient super bien, et captaient bien les Soprano alors que d’autres demandaient plus de travail.

Matthew Weiner (créateur de Mad Men) et Terence Winter (créateur de Boardwalk Empire)sont des scénaristes de talent. Etes vous fier d’avoir travaillé avec eux ?

Oui, je suis très fier. En plus, ils ont aussi pu apprendre des choses de moi. Terry est né pour écrire pour la télé, il a grandi à Brooklyn, dans un quartier italien, on a un passé assez similaire. Il comprenait bien mes ambitions. Matt comprenait vraiment bien aussi le truc.

*Diffusion de la fin des Soprano*

Les Soprano se termine dans un diner, pour un dernier repas en famille. Les entrées des personnages sont rythmées par le son d’une cloche. Pourquoi le choix de cette cloche ?

Les soprano se concentre surtout sur le fait qu’on a peu de temps dans la vie, une vie que l’on crée nous-mêmes et dont on essaie de tirer le meilleur. Dans les cérémonies bouddhistes, on utilise une sorte de son de cloche pour ramener les gens dans le présent, et c’est pour ça que j’ai utilisé ça. Il n’y a pas de passé, pas de futur, le présent seulement.

Cette scène incarne le suspens poétique. Comment l’avez-vous envisagée ?

Je voulais avoir du silence à la télévision. Il y a 20 ans, on ne pouvait pas avoir des gens à une table qui ne parlaient pas avec seulement de la musique en fond. La vie c’est comme ça, silencieux, naturel, introspectif.

Est ce que Tony est dans l’introspection à ce moment ?

Non il ne l’est pas. Il le devrait. Ce moment qu’on a maintenant est le seul dont l’on dispose.

La façon dont il entre dans le diner est intéressante. Il y a un plan où il voit la pièce, et dans le plan suivant on retrouve le même point de vue avec Tony projeté dans la scène, comme s’il s’y visualisait.

Tony Soprano fait le film de sa propre vie, il se met lui-même (comme nous) dans toutes sortes de situations, il s’y projette, s’y visualise. C’est ce que je voulais transmettre. Il se voit quelque part et entre naturellement dans le cadre, plus la série avance plus le laps de temps où il entre dans le cadre raccourcit. J’ai piqué cette technique à 2001 l’odyssée de l’espace, quand l’astronaute se voit dans le miroir, puis se retourne et se visualise plus vieux à la table, et encore plus vieux allongé dans un lit.

Cette scène met en place un suspens sans événement.

C’est une sorte d’étude de la magie cinématographique, comment les choses sont manipulées. Il n’y a pas d’action mais grâce à la musique forte, aux actions pleines de tension (la fille qui a du mal à se garer) et aux plans plus courts l’intensité est plus grande.. Les films peuvent par certaines techniques créer tout un univers émotionnel. Les acteurs savaient que c’était la dernière scène, Tony au revoir à son fils, mais aussi à tout le reste. La musique de Journey (Don’t stop believing) est une blague en Amérique. Moi j’adore cette chanson, les paroles sont très bonnes et ça tombait pile poil puisque c’était une musique que Tony aurait pu écouter au lycée.

Not fade away est votre seule production depuis les Soprano. C’est aussi votre premier film.

C’était une erreur car personne n’a vu ce film. Après les Soprano j’avais plein d’occasions mais je me suis souvenu de moi et de mon rapport à l’art, tel qu’il était bien avant de penser aux films. Quand les Beatles et Bob Dylan ont tout changé, je voulais faire partie de tout ça, je voulais capturer cette expérience dans le film et c’est ce qu’ai essayé de faire avec Not Fade Away. C’est à propos d’un enfant qui veut être Mick Jagger, qui rêve d’être un artiste et tente de se trouver en tant qu’artiste. Il finit par trouver une fille.

Il y a quelque chose de très européen dans ce film. Aviez vous vu Blow up au cinéma ?

Oui, quand j’avais 18ans, c’était une révélation. J’avais commencé à regarder des films étrangers à 17ans, puis Truffaut, Godard, vous savez tous les « hommes blancs morts ». (Rires) C’est à ce moment que j’ai pris conscience que le cinéma pouvait être personnel. J’avais beaucoup aimé l’atmosphère de mystère dans Blow up.

Vous vouliez être un batteur, ce film semble inspiré de votre adolescence. On y retrouve la musique des sex pistols, et la musique des années 70 alors que le film se passe dans les années 60.

C’est pour ça que le personnage parle de musique du futur. La scène où l’on voit la jeune fille danser seule au milieu d’une route est ma préférée parmi toutes celles que j’ai faites. Je me souviens que je pensais que rien ne pourrait tuer le rock’n’roll.

Pourquoi cette scène était-elle votre préférée ?

Hollywood est le terrain des rêves. Les vents sont très forts, les indiens sautaient de falaises lorsqu’il y avait ces vents qu’on appelle les Santa Ana winds. Pour moi après la Californie l’Amérique est finie, en Californie les gens sont bizarres, et la plupart des gens un peu fous sont allés en Califonie. C’est pour toutes ces raisons que j’aime cette scène.

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