Un instrumentalisation très discrète, des textes simples, un léger accent et beaucoup d’innocence : voici les ingrédients qui vous feront aimer Eskelina. La jeune suédoise revient aujourd’hui avec un deuxième album, La verticale, grâce auquel elle nous dévoile une nouvelle part d’elle tout en mettant à l’honneur la langue française qu’elle a adopté il y a dix ans maintenant.

Un album sans filtre

En 2015, Eskelina prenait son envol avec un premier album, Le matin du Pélican. Nous y découvrions une jeune suédoise éprise de liberté, ayant fuit sa vie de confort dans son pays natal pour une vie de bohème dans le sud de la France. Son premier opus reflétait alors ce nouveau départ dans un style plutôt folk, et l’accent discret de la jeune femme a très vite su nous charmer. Depuis ce premier album, la jeune femme a tracé sa route et reçu, entre autre, le Prix public Georges Moustaki. Aujourd’hui, avec La Verticale, l’artiste décide de nous raconter une autre étape de sa vie, celle de l’affirmation de soi. Pour se faire, elle se tourne vers la chanson française avec un répertoire de titres encore plus doux, aidée de Christophe Bastien, Florent Vintrigner et Batlik et n’hésite pas à livrer tout ce qu’elle a sur le cœur.

La verticale : de la candeur à l’espièglerie

Les treize titres de ce nouvel opus sont emplis d’innocence et de légèreté. Eskelina chante  sans se soucier des qu’en dira-t-on. Elle trouve un équilibre entre mélancolie avec des titres comme « La radio » ou « Le cèdre » et espièglerie à travers « L’emmerdeuse« . Elle chante avec sincérité et revendique de faire « avec n’importe qui n’importe quoi, n’importe quand ». Le plus étonnant est l’instrumentalisation minimaliste de l’album, encore plus frappant que sur Le matin du pélican. Ainsi, le deuxième titre de l’opus, « Cuba« , qui est pourtant l’un des plus instrumentalisé de cet opus, est habillé de simples arpèges de guitare, accompagnés de très discrets accords de piano auxquels se substituent une contrebasse et quelques chœurs. On croise également dans « L’hirondelle » un instrument originaire de la Suède, le nyckelharpa, qui permet de renforcer la symbolique identitaire de se second album. Seul le titre « Charlie Townsend« , aux accents folk, se rapproche plus du premier opus de la chanteuse. Si Eskelina fait souffler un vent de fraîcheur sur la chanson française avec La verticale, la jeune femme ose un clin d’œil surprenant à Georges Brassens grâce à la onzième chanson, « Les trois garçons« , largement inspirée de la musicalité du chanteur. La seule faille de cet album risque de se trouver dans sa douceur qui peut, à la longue, provoquer une certaine lassitude. Il faut donc voir à présent ce que donne l’écoute de l’album dans le temps.

Eskelina-LaVerticale_web

Tracking list

01 – La verticale
02 – L’emmerdeuse
03 – Cuba
04 – Le couteau
05 – Quelqu’un comme toi
06 – Maya
07 – L’hirondelle
08 – Packaging
09 – Si proche
10 – Charlie Townsend
11 – Les trois garçons
12 – La radio
13 – Le cèdre

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