Le 25 mai dernier, le château de Chantilly et ses écuries recevaient un parterre d’invités trié sur le volet à l’occasion du défilé Dior croisière 2019. En adéquation avec le lieu, la tradition équestre mexicaine offrait un spectacle où les amazones, habillées de robes Dior, effectuaient des figures hippiques, avec délicatesse et élégance.

Après le désert californien en 2017, Maria Grazia Chiuri, la Directrice Artistique de la Maison Dior, a choisi de s’inspirer des escaramuzas pour la campagne de la collection croisière 2019. Ou en d’autres termes, de ces cavalières traditionnelles mexicaines, faisant preuve de revendication féministe dans leur pays.

Devant l’objectif de la photographe néerlandaise Viviane Sassen, dans un univers à la fois brut et moderne, on retrouve une Jennifer Lawrence incarnant une féminité affranchie, vêtue des créations croisière 2019. Elle se prête, une nouvelle fois, au jeu de l’égérie, dans un paysage épuré, où seules les lignes architecturales de murs en béton se réchauffent des couleurs du désert apathique. Les jupons enrichis de broderies traditionnelles, chers à Maria Grazia Chiuri et véritables pièces maîtresses dans l’univers qu’elle institue chez Dior, s’accordent à la fameuse veste Bar pour une taille toujours plus marquée. La toile de Jouy, modernisée par une série d’animaux sauvages, s’imprime également sur un cabas, un pull ou encore un trench et s’épanouit graphiquement sur un tulle craie ou une toile kaki, évoquant la discipline gracieuse et puissante de ces cavalières mexicaines. Pour parachever cette allure équestre, le sac Saddle, aux courbes iconiques, se réinvente avec des patchworks inédits ou avec l’inimitable toile Dior Oblique. Un fil conducteur s’inscrit clairement au travers de pièces fortes, dont la rigueur de la matière vient définir dans un jeu de contraste, la revendication d’une liberté, d’une égalité.

Découverte de la campagne en images.

 

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Rédactrice Actualité Mode