Després est un duo pop aux basslines résolument électroniques venu tout droit d’Angers. Després est l’alliage, comme de deux métaux précieux, de Raphaël (instrus) et de Camille (voix). 

Les deux artistes ont accepté de répondre à nos questions à l’occasion du MaMA Festival 2018, où ils ont par ailleurs enflammé la scène de la Chaufferie sous la Machine du Moulin Rouge, vendredi dernier!

Comment vous êtes-vous connus et quand votre projet à deux est-il né ?

Raphaël Thuia: Nous nous sommes rencontrés il y a trois ans, dans notre ville natale, Angers. Camille revenait d’un long voyage au Honduras, et souhaitait reformer un groupe.
De mon côté, j’étais un peu débordé, mais quand j’ai entendu sa voix, j’ai réussi à trouver un peu de temps!

Camille Després: J’ai eu la chance de rencontrer Raphaël lorsque j’étudiais à l’Ecole Supérieure des Beaux Arts d’Angers, à l’époque j’étais à la recherche de musiciens pour remonter un groupe, et l’un des technicien de l’école avait été au lycée avec Raphaël! Il lui a donc envoyé un de mes tout premiers morceau et nous nous sommes rencontrés dès le lendemain!

Pourquoi avoir choisit Després comme nom de scène (nom de famille de Camille ndlr) ?

R.T: Au tout début, nous étions cinq, un combo constitué de potes de la scène angevine.
Et le groupe portait le nom de la chanteuse, Camille Després, genre quatre musiciens au service d’une voix. Mais avec le planning de fou furieux de tous les membres, on a préféré passer en duo, et raccourcir le nom en « Després », qui marquait plus le duo. Thuia, c’est aussi joli, mais plus difficile à prononcer 😉

A qui êtes-vous souvent comparés, musicalement parlant ?

R.T: Eurythmics, London Grammar

Vos textes sont majoritairement en anglais, pourtant certains couplets sont parfois en français. Réservez-vous cette langue à des messages particuliers ?

R.T: C’est un nouveau cap, musicalement parlant je trouve que la voix de Camille est beaucoup plus lumineuse en français qu’en anglais.
Pour le message particulier, tous nos titres parlent d’amour.

C.D: J’avais toujours été réticente à chanter en français car je ne pouvais pas utiliser ma voix comme je le voulais, mais maintenant que je me suis lancée, j’aime vraiment ça, autant l’écrire que le chanter, c’est un exercice vraiment intéressant.

Qu’avez-vous de plus fort en commun ?

R.T: L’amour du travail bien fait.

Et qu’est-ce qui, au contraire, vous sépare ?

R.T: Quatorze ans. Plus sérieusement, je ne sais pas trop, on est différent bien évidemment, mais on a un peu les mêmes délires.

Lors de vos concerts, êtes-vous toujours deux sur scène ou collaborez-vous avec des musiciens qui vous accompagnent ?

R.T: Nous sommes deux sur scène. Camille au micro, et moi aux machines.

Vous avez signé cet été chez Play Two, comment se passe cette nouvelle collaboration ?

R.T: Super bien! On est vraiment heureux d’avoir intégré ce label, qui nous laisse une liberté totale artistiquement parlant, et l’équipe est top.

Parlez-nous de votre nouveau morceau Ciel et le clip qui l’accompagne. Avez-voulu prendre un virage particulier pour votre nouvel EP qui sortira en Janvier ?

R.T: Ciel est un tournant pour nous, notre premier titre en français (et refrain en anglais, on fait ça en douceur). C’est un morceau qui plait beaucoup en concert. Notre nouvel EP comptera cinq titres, et sincèrement, il sera très représentatif de notre univers, alliant des formats chansons pop à des sonorités électro, techno. Et pas de virage particulier, je dirais plutôt que l’on précise notre direction, à la recherche de notre équilibre idéal entre la chanson et les gros synthés et autres boites à rythmes!

Une tournée est-elle prévue pour le promouvoir ?

R.T: Notre bookeur (V.I.A) travaille actuellement dessus, il va y avoir quelques belles dates, mais chut…

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