Dans son nouveau roman, Sonia Mabrouk s’intéresse au sort de ces jeunes enfants de familles françaises djihadistes partis combattre en Irak ou en Syrie, mais surtout à leur avenir…

Lena, journaliste parisienne, accepte de se lancer dans une grande enquête. Entre Paris, Raqqa et la Turquie, elle mènera l’enquête sur une femme djihadiste de retour en France. Elle rencontre Claire, devenue Hamra, une française de 29 ans qui a épousé un djihadiste et a passé cinq ans à Raqqa, ancien fief de Daech. Mais au fil de son enquête, la jeune femme se confie et lui apprend qu’elle a laissé un fils derrière elle. Où est-il ? Pourquoi n’est-il pas rentré avec elle ? Rapidement, elle découvre qu’il fait partie de ces 450 enfants français, appelés les lionceaux de l’Etat Islamique. De ces enfants de Daech, on ne connaît rien.

Le sujet est grave : ce sont les lionceaux de Daech. Ces enfants, dressés pour tuer, biberonnés à l’idéologie islamiste, tentent de revenir d’Irak ou de Syrie. Selon les services de renseignement français, on compterait 450 enfants dont 60 seraient déjà rentrés. La seule chose qu’on sait : ils ont baignés dans une idéologie islamiste et certains sont forcés de passer par des camps d’entrainement.

Deux femmes, deux convictions différentes, qui se rencontrent. La journaliste signe ici un livre fait pour réfléchir. Comment aurions-nous réagi face à un enfant ? Entre pragmatisme et humanisme, elle démontre avec ferveur qu’il n’est parfois pas si simple de trancher lorsqu’il s’agit d’enfants.

A travers ce thriller, tristement d’actualité, Sonia Mabrouk soulève une question : ces enfants sont-ils des victimes ou des bombes à retardement ?

Dans son cœur sommeille la vengeance, Sonia Mabrouk, Edition Plon, 288 pages, 18,90 euros

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Journaliste et fondatrice de untitledmag.fr Contact mail : m.heckenbenner@untitledmag.fr