Critique : Zaba, la bête fascinante et mystérieuse de Glass Animals

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Il y a des groupes dont on a du mal à définir l’identité musicale, dont le genre est fuyant et les influences hybrides. C’est le cas avec Glass Animals qui puise autant d’inspiration chez Tricky et Radiohead que dans les mélodies des Pink Floyd ou dans les rythmiques de Beyoncé. C’est du moins ce qu’affirment ces quatre garçons venus d’Oxford avec dans leurs sillons, des compositions mystérieuses, fébriles et enivrantes.

Leur nouvel album, Zaba (sorti le 9 juin) mêle l’electro au trip-hop, le rock psychédélique à la fraîcheur de la pop, emprunte au r’n’b et au reggaeton pour n’en dire que le meilleur. Glass Animals, dans la lignée de The XX ou d’Animal collectives est futuriste et éclectique et Zaba, quelle soit de verre ou de feu est à tous les coups, un animal étrange qui a le souffle chaud. Certains titres comme Flip, Gooey et Toes font ressortir les rythmes lents et langoureux du trip-hop en greffant à la voix suave du chanteur des basses faussement calmes. D’autres, comme Pools ou Walla Walla mettent en avant des percussions exotiques et donnent à l’album un caractère dynamique et ondulatoire. Cocoa hooves, que l’on aime particulièrement, résonne quant à lui comme une ballade futuriste et nébuleuse ; intéressante car il est vrai que l’album, malgré sa multiplicité d’influences ne présente pas des titres si différents les uns des autres. C’est peut-être ce qui explique notre coup de cœur : Intruxx, un titre instrumental qui nous plonge dans une atmosphère psychédélique et sensuelle, presque chamanique qui ne fait qu’entretenir le mystère inhérent à ce bel EP.

Zaba, le grand et mystérieux Zaba donne décidément très envie d’aller voir Glass Animals en live.

Zaba. Le 9/06/2014. Label : Wolf Tone/Caroline International

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