C’est pas pour raconter ma vie, mais c’est une histoire un peu particulière que je partage avec ce spectacle. Visionné une première fois le soir du 7 janvier 2015 (AMBIANCE TRALALA POUET POUET), j’en avais gardé un souvenir lumineux et fébrile. Un an et demi plus tard, les retrouvailles avec Océanerosemarie se sont faites avec joie…

Froustinette (ou un nom équivalent sur le plan de la mignonitude féline) est partie sur le toit voisin. Comment la récupérer ? Un couple s’écharpe, elle veut récupérer sa chatte (enfin son chat, pour éviter les allusions graveleuses), l’autre est partie se coucher. Un couple comme un autre si tant est qu’il soit lesbien et que les embrouilles de couples sont les mêmes que chez les hétéros, grande nouvelle !

“Chatons violents” a beaucoup évolué depuis le 7 janvier, pas surprenant. L’humoriste a donné plus de couleur à ses personnages tout en laissant une plus grande part au discours politique et à son engagement, sans jamais avoir l’air de prêcher la bonne parole. Elle pose juste les bonnes questions, de façon honnête en saisissant les problématiques d’une société privilégiée qui rejette ceux qu’elle a fait venir en son sein. Sans jamais sombrer dans un discours moralisateur, elle s’adresse à nous, public parisien, la cible parfaite et l’objet de sa critique. Ces BBB “Bons Blancs Bobos” qui culpabilisent à longueur de temps de voir ces pauvres gens à la rue, qui estiment être les mieux placés pour juger si une femme a le droit ou non de porter le voile, qui migrent à Montreuil pour vivre le rêve de la mixité sociale. Le spectacle prône une ouverture d’esprit en critiquant celle que l’on prétend revendiquer.

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Océanerosemarie ne nous cache rien de ses origines (déjà avec ce nom peu commode) 100% pur BBB. Sa critique se nourrit de son environnement. Seulement voilà, son homosexualité l’a mise de côté, faite apparaître comme une étrangère vis à vis des “siens”. C’est ce qui motive aujourd’hui sa prise de parole, elle sait qu’elle est plutôt “née du bon côté”, qu’elle peut trouver un appartement, du travail, que les flics ne lui demandent pas ses papiers, mais elle souffre d’une petit exclusion: être lesbienne. C’est drôle, c’est fin, ça fait réfléchir, ça fait rire, ça émeut (et meuh). Bref, aller une fois voir Océanerosemarie, c’est bien. Y aller deux fois, c’est mieux. Et comme on dit, jamais deux sans trois.


Chatons violents
Au théâtre de la Gaité Montparnasse,
à
 partir du 02 octobre 2016
tous les Dimanches et lundis à 20H30
Toutes les infos ici.

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