Alors que le premier album de Born IdiotAfterschool, est sorti depuis plus d’un anle groupe répond à nos questions au détour du MaMa Festival, où ils ont semé un vent de révolution. 

La réputation des cinq compères les précède : avec eux, l’excentricité, dosée à souhait, est au service de la pop-rock. Leur passage au MaMa est l’occasion pour nous de faire le point sur l’année passée et la réception de leur premier album, ainsi que sur l’avenir musical du groupe, qui devrait connaître un virage à la hauteur de leurs personnalités hautes en couleurs.

Cela fait un an et demi que votre album est sorti et offre au public des titres qui font resurgir plus d’un souvenir de jeunesse. On passe des morceaux punchy à des balades comme la très très belle « Teen box », qui représente bien l’idée qui se transmet dans votre musique. Y-a-t-il des chansons qui vous tiennent particulièrement à cœur de jouer en concert/festival, ou qui font plus réagir le public ?

Celle que tu viens de citer est un de nos morceaux les plus jouissifs à jouer, elle prend une dimension en live qu’il nous importe de partager avec le public. Parmi les morceaux à paraître, une énergie plus rock s’est créée, qu’elle soit en studio ou en live. C’est donc plus transcendant à jouer et à entendre. À écouter très prochainement…

Vous n’avez pas peur de jouer la carte de l’originalité, pour ne pas dire de la (bonne) folie. Cela permet de reconnaître tout de suite vote patte, et d’insuffler à votre musique beaucoup de nonchalance. Est-ce difficile de se faire prendre au sérieux tout en restant aussi désinvoltes ?

Notre nonchalance s’est installée naturellement, dans la création et dans notre mode de vie, et elle renvoie cette image de branleurs à la cool. Mais en réalité, dans le taff, pas question de laisser primer cet état d’esprit semi-comateux. L’équilibre s’est aussi inculqué naturellement quand on a réalisé la charge de travail nécessaire au-delà de la création pure. On ressent que nous sommes pris au sérieux dans notre musique par rapport aux retours que l’on reçoit lors des lives, ce qui est plutôt cool car même si nous sommes philosophiquement nihilistes, nous aspirons à ce que notre musique soit respectée comme notre raison de vivre.

 

Pour moi, « Food cancer » est LE titre de votre album qui aurait pu être composé par John Lennon. Pour résumer, vous flirtez directement avec le génie. Sans tomber dans la lourdeur de la question de vos influences : est-il difficile, en tant qu’auteurs-compositeurs, de se couper totalement de la musique que l’on apprécie personnellement lorsque l’on créer ? 

Tout d’abord merci beaucoup, c’est toujours très flatteur d’être comparé au meilleur compositeur de tous les temps ! Le fait est qu’on arrive toujours à concilier nos influences et notre propre inspiration, le but étant de ne jamais tomber dans le copier-coller facile. On va puiser nos inspirations dans beaucoup d’univers différents, pour éviter d’être comparés à un seul artiste ou un seul style, ce qui arrive très vite à beaucoup d’artistes.

Bientôt un deuxième album ? 

On peut juste annoncer la sortie d’un premier single et d’un EP début 2019, qui sera l’ouverture artistique vers une autre galaxie. Plus sérieusement, nous sommes perpétuellement dans la création et évidemment qu’il y aura une suite à tout cela. La suite au prochain épisode …

Born Idiot fait partie des ambassadeurs de la pop-rock dans la programmation éclectique du MaMa festival. Cela vous a-t-il rajouté un peu de pression supplémentaire ?

On évite d’être dans la comparaison avec d’autres artistes, avant un concert nous sommes toujours dans notre bulle, notre but étant de tout simplement faire un concert de Born Idiot. Ca nous empêche pas de nous ouvrir à d’autre style après le concert et de kiffer.

Le festival reste, soyons d’accord, l’une des plus belles traditions musicales de ces dernières décennies. Parmi tous ceux qui ont existé ou existent, y a-t-il un festival a en particulier auquel vous auriez aimé/aimeriez participer ?

Effectivement le MaMA est un super festival, on a pris notre pied ! On est aussi très fan du festival La Route du Rock à Saint Malo auquel on va tous les ans depuis quelques années. On aime aussi beaucoup l’esthétique du festival This is Not a Love Song. Ca serait un plaisir d’y jouer ! Sinon en festival plus intimiste nous avions joué à l’Ère de Rien qui est un festival basé à Rezé à côté de Nantes, c’est un festival que nous recommandons à tous les geeks de l’indé.

Le mot de la fin ? 

Bisous à tous les internautes en espérant que vous avez passé du bon temps en notre compagnie, on s’absente quelques temps dans l’espace…

Afterschoolsorti le 24 mars 2017.

 

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