Si vous n’avez pas eu l’occasion de découvrir Grands Boulevards avec leur premier EP Hit the Ground, sorti en novembre 2015, il est grand temps de le faire avec Blue Paradise. À travers six nouveaux titres, le groupe créer un univers aliénant, un savant mélange que l’on qualifierait si l’on osait de pop-rock-alternatif. Notre quatuor se démarque avec une incroyable maitrise de l’électro, très bien fondue à une instrumentalisation plus organique, sans négliger ses textes pour autant.

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Blue Paradise : l’envolée de Grands Boulevards

L’univers que nous offre Blue Paradise résonne comme un songe. Le voyage et l’imagination sont les principaux thèmes de ces six nouveaux titres, et les expérimentations musicales de Grands Boulevards nous transporte littéralement dans un autre univers. Le fil conducteur de ce nouvel opus repose majoritairement sur un son rock-alternatif, ce qui renforce l’identité vocale du groupe. L’EP démarre doucement avec le titre « Blue Paradise« , où l’intro au synthé se mêle petit à petit aux riffs de guitare. On se réveille donc en douceur sur des voix un peu traînantes avant d’attaquer avec « Bird Upon a Wire« . Les troisièmes et cinquième titres, « Hypnotic River » et « Brings me Back » prennent des accents un peu plus pop; cette fois, c’est la voix de Pierre Locatelli qui guide une instrumentalisation plus discrète, notamment sur l’avant-dernier titre. L’opus s’achève doucement sur « Dream » où, surprise, une voix française se mêle au chant du leader principal. Les Grands Boulevards réussissent à équilibrer le poids de l’instrumentalisation et du chant sur chaque titre de manière déconcertante, ce qui est plutôt rare pour un groupe électro. Les deux éléments sont totalement complémentaires et nous plonge dans un univers sonore aussi délicieux qu’hypnotisant, signant ainsi l’identité musicale d’un EP totalement réussi.

« Children of Light » : lorsque la question environnementale sonne juste

Coup de cœur oblige, il faut s’attarder un peu sur le quatrième titre de l’EP, omis à dessin précédemment. L’appropriation de discours célèbres est certes actuellement très en vogue, mais « Children of Light » permet au groupe de se démarquer par bien des aspects. Avec ce morceau, les Grands Boulevards répondent à la question « comment aborder la question de l’écologie sans passer pour Tryo ?« . Ici, ils construisent un son hypnotique autour d’un extrait des propos poignants de Severn Cullis-Suzuki le 14 juin 1992 lors du Earth Summit. Si une jeune fille de 12 ans à peine a médusé l’assemblée des Nations-Unies et lancé un appel à la jeunesse, Grands Boulevards relance le message d’espoir et rappelle que la question est toujours d’actualité. Leur composition n’accompagne pas seulement le discours, il renforce son impact ; les boucles sonores sur lesquelles se basent l’intégralité du morceau, loin de le rendre assommant, renforcent la puissance du message. Encore une fois, électro et instruments acoustiques se côtoient à merveille, faisant de « Children of Light » presqu’un hymne.

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Tracking list 

1 – Blue Paradise
2 – Bird Upon a Wire
3 – Hypnotic River
4 – Children of Light
5 – Brings me back
6 – Dream


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