Niché derrière la façade palatiale Art nouveau de l’Hôtel Choudens, un lieu d’un nouveau genre, atypique et hybride où l’on vient pour transpirer, déjeuner au jardin, dîner au boudoir et assister à une projection privée dans un cinéma de 30 places. Visite 5 étoiles.

À Paris, les lieux chargés d’histoire semblent ne jamais vouloir mourir. Détournées ou malmenées par les événements, des architectures de la fin du XIXe retrouvent quelques fois leur charme d’antan. L’hôtel particulier du 21, rue Blanche est l’un de ces trésors. Rien de plus séduisant qu’un lieu historique remis au goût du jour, qui ne portera cette fois pas, la dénomination de « musée ». On le visite comme le témoin du passé pour y vivre quelques instants de notre présent. Un tour de passe-passe qui demande du souffle, un gros coup de foudre et… du goût.

Blanche, le dernier projet des frères Benzaquen

Derrière ce concept protéiforme bluffant, l’ambition des frères Benzaquen et à la vision d’architectes n’ayant d’égale que le talent. L’Hôtel de Choudens se métamorphose en lieu de vie éclectique. Avec ce nouveau club installé dans un hôtel particulier classé Monument Historique à Pigalle, les créateurs du Klay et du Ken Club ont offert au sport son écrin le plus luxueux à Paris. 3000 mètres carrés abritent désormais six niveaux espaces sportif high-tech, une piscine king size taillée dans le granit, un restaurant officié par Jean Imbert et un cinéma qui ouvrira ses portes en septembre.

Au programme

À mille lieues des salles bondées où l’on insère son tapis de sol, ici, tout respire, et ce dès l’entrée. Un lounge spacieux et épuré, avec un comptoir en courbes libres, aux accents de cabinet de curiosités, qui devrait accueillir marques, créateurs et artistes tout au long de l’année. Ce sens aigu de l’espace et du style s’étire sur quatre niveaux, et s’adapte à chaque univers.

Au premier étage, la nouvelle table du chef Jean Imbert : B.B. – le restaurant. Sa carte, inspirée par les lieux, mélange les produits du terroir à l’architecture contemporaine de l’assiette. Déambulez entre l’ancien boudoir et la Chambre de Madame, jusqu’au bar. Adresse d’esthètes, en hommage à l’ENSATT, l’école qui forgea dans cet édifice Catherine Frot, Jean Rochefort ou Cécile de France, Blanche tient en son sommet son cinéma privé, 30 places à chaque séance et une programmation culturelle décalée à Paris. L’idée est de revenir à l’ADN de la rue Blanche, fabrique de culture.

Entre respect des héritages et traitements contemporains, Blanche dédie trois de ses étages au Yoga et au Pilates, au fitness, à la musculation, à la cardio et à la détente. Des studios d’entraînement, comme des salles de bal. Au bout de l’escalier en béton, les membres accèdent au club de sport, totalement isolé sur le plan acoustique. Traversé par la lumière du jour, l’espace fitness accueille les cours collectifs autour d’un système d’accrochage sur mesure. Chacun des coachs accompagne les membres dans la réalisation de leurs objectifs sportifs, ponctuellement ou au cours de séances privées. Précis et expérimentés, ils sont à leur disposition pour les aider à se dépasser.

Au sous-sol, un défi structurel. Dans un espace de suspens, conçue comme surgissant des abysses, une piscine minérale de vingt mètres de long sur dix mètres de large, où se lovent ses hammams et saunas immergés dans un décor de pur granit minimaliste. Impression d’infinité et d’intimité absolue, elle invite au silence et ouvre de nouveaux horizons au bien-être. Prédestinée à la méditation, l’architecture orchestre un jeu de reflets lumineux. L’absence de lumière directe crée un miroir aquatique à la clarté diffuse. Le lieu de détente intense deviendra une salle de pratique à part entière avec, dès la rentrée, une programmation d’activités totalement neuves, à la croisée du mieux-être, de la relaxation et du sport.

Par ce projet, les Benzaquen Brothers ont tenté une démocratisation des « contenus » sportifs de qualité, « pour sortir du grand écart actuel entre low cost et ultra luxe ».

À 1 810 euros, l’abonnement annuel reste raisonnable au regard des prestations. La preuve ? Blanche affichait mille préinscrits sur les six semaines précédent l’ouverture, sans aucune promotion. Il semblerait que l’adresse soit déjà en passe de devenir la destination « palace » du quartier.

Visiter le site 21blanche.com.

 

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Rédactrice Actualité Mode