C’est après quatre ans d’absence et un passage par la case tristesse que Beirut revient, mélancolique et candide avec un quatrième album, No no no. Délaissant les cuivres et les sonorités slaves qui furent longtemps leur marque de fabrique, Beirut n’en perd pas sa folk pour autant.

https://www.youtube.com/watch?v=WfE156KQBa0

L’album s’ouvre avec Gibraltar, morceau sur lequel le piano côtoie avec énergie et douceur les tam-tams, et qui nous rend heureux de retrouver la voix gracieuse et timbrée et de Zac Condon. Le titre No no no qui a donné le titre à l’album ne peut quant à lui que donner envie de fredonner. Energique et irrésistiblement entraînant, Beirut nous en a aussi offert un clip déjanté en juin dernier. At once se présente comme une des rares pistes renouant avec les sonorités des albums précédents, en nous proposant une de ces envolées lyriques de cuivres et de percussions balkaniques qui nous faisaient tournoyer du temps de Nantes. Si As needed et So allowed apparaissent comme de belles balades à la fois mélancoliques et légères, Perth et Fener versent pourtant dans la pop un peu kitsch. Les synthé dégringolent en tout sens et donnent à ces deux morceaux un côté naïf et abracadabrant.

Finalement, le groupe de Santa Fe nous livre avec No no no un album au format court qui se révèle comme un camaïeu de couleurs, d’harmonies et d’émotions douces qui en font une des incontournables sorties de l’automne.

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