Aloha Orchestra est le groupe qui monte actuellement, et nous l’avions déjà chroniqué ici lors de leur passage aux Étoiles en avril dernier. Avec leur pop solaire et lumineuse, les garçons du Havre ont déjà parcouru un joli chemin : sélection au Printempsde Bourges en 2015, finale des Inrocks Lab et première partie de Julien Doré. Nous les avons rencontrés alors que leur premier album, Leaving, est sorti le 20 avril dernier chez HRCLS Lec.

Comment vous êtes vous rencontrés ? 
On s’est rencontrés pour la musique, directement dans le studio. C’était aussi étrange qu’enrichissant de se découvrir en même temps artistiquement et humainement

Comment vous résumeriez-vous, notamment en terme d’influences musicales ? 
Pluriels. Electro / Trap / Rock / Pop / Chanson. On aime autant les lives bruitistes de Suuns, que les prods puissantes de Sohn, que les mélodies pop de Metronomy etc…

Vos titres sont plus épurés qu’à vos débuts, mais avec toujours ce groove si particulier, comment avez-vous composé ce nouvelle album ? 
De façon plus épurée justement, en partant d’un piano/voix à chaque fois, qu’on enrichissait en live, en jouant tous ensemble, pour lui donner cette identité rythmique et sonore qui fait, avec la voix de JB, la couleur d’Aloha. On a ensuite confié nos titres en studio à deux producteurs, Florent Livet et Pavle Kovacevic, qui nous ont dirigés pour les travailler encore d’avantage, les pousser un maximum dans tous les aspects, de l’écriture à la production.

Vous avez beaucoup tourné depuis trois ans, et vos lives sont bien souvent puissants et intenses, c’est un exercice que vous affectionné particulièrement ?
C’est indissociable de notre musique. On adore ça, on a besoin de jouer nos titres live pour les comprendre nous même, et les concerts sont les moments pendant lesquels on ressent le plus ce qu’est que jouer dans un groupe. L’écriture, le studio, la promotion, ce sont des choses que l’on pense en groupe mais qui font appel à des individualités différentes selon l’exercice. Le live, c’est un bloc de nous 5. C’est notre carburant.

Dans le clip d’Alright, la chaleur des arrangements contraste avec les paysages représentés, de grands espaces enneigés, c’est un clin d’oeil à vos origines havraises, une ville réputée froide, et votre musique qui rappelle souvent les tropiques ?
Exactement ! On a travaillé cette double identité mélancolique et pop à la fois sur notre disque. Et pour Alright qui est au final un des morceaux les plus sunshine de l’album, on avait envie de rappeler qu’il y a toujours ces deux facettes à notre univers, qui sont bien représentées dans la ville du Havre : de grands immeubles bétonnées au bord d’une plage baignée de lumière.
On a lu que la ville du Havre vous a beaucoup aidé à vos débuts, pouvez-vous expliquer comment cela s’est fait ? 
Notre chanteur JB est entré en contact avec une asso locale, I Love LH, qui promeut des groupes locaux, et qui l’a mis en relation avec la Papa’s Production qui s’occupe de la salle locale Le Tétris. À partir de là, nous nous sommes réunis autour de JB et avons eu la chance de profiter de l’encadrement de la Papa’s, qui travaille toujours avec nous aujourd’hui. Ce fut une aide déterminante pour nous.
Quel regard portez-vous sur la scène havraise, ou plus globalement normande, qui voit sortir des groupes pop très sympas ces dernières années ? 
On est très fiers de faire partie de ce renouveau, et de montrer que Le Havre n’est pas qu’une ville rock, même si c’est une importante partie de son héritage. Entre nous, N U I T ou encore Mezzanine, il y a des groupes intéressants et variés qui émergent de notre ville, et c’est super.
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Musique / littérature