L’année dernière, la 5ème édition du Panorama du Cinéma Colombien, à l’heure de la signature des accords de paix entre le gouvernement et les groupes armés, questionnait l’individu par rapport à l’histoire et la société colombienne. Cette année, la nouvelle édition qui aura lieu du 10 au 16 octobre au Reflet Médicis, interroge l’inéluctabilité du destin de l’individu. 

Une Histoire en entonnoir : du collectif vers l’individuel

Dans un pays chargé d’histoire, le cinéma colombien entretient de plus en plus un rapport particulier à la mémoire et au temps. Se déploient en effet de nombreux questionnements autour de la mémoire collective et d’autres, plus personnels, qui concernent les victimes de violence ou celles du quotidien. Alors que l’année dernière se concentrait sur le tout jeune accord de paix entre le gouvernement et les FARC, le festival d’aujourd’hui aborde des questions plus intimes : le dépassement par l’individu de conditions qui lui semblent inéluctables, et son interrogation au sujet de l’évolution sociétale. Entre les guerres qui opposent les narco-trafiquants et celles qui confrontent gouvernement et guerilleros, les victimes de la disparition ne manquent pas. C’est dans un contexte où le fait de pouvoir reconstruire le passé afin de bâtir une culture que le cinéma joue un rôle fondamental en Colombie. En programmant ainsi de jeunes réalisateurs du cinéma colombien contemporain, Le Chien qui aboie (association dédiée à la promotion et à la diffusion du cinéma d’Amérique Latine en Europe) nous permet d’avoir accès aux réflexions critiques des problématiques sociales, culturelles et économiques d’un pays en plein changement.

Présenter la relève du cinéma Colombien (et d’Amérique Latine)

Si l’on fait exception des travaux de Rubén Mendoza, la plupart des films présentés dans ce festival sont issus d’une nouvelle génération de réalisateurs. Une nouvelle génération qui est aux premières loges pour voir son pays développer des espoirs de paix ainsi que l’arrivée de tout un panel de changements économiques, politiques et  culturels. Tous ces changements font de la Colombie, et plus généralement de toute l’Amérique du Sud, un terreau fertile pour le cinéma contemporain. Nul doute que les films présentés, qui sont souvent des premiers ou seconds longs-métrages, sauront captiver par la vie qui inspire la société colombienne autant que par les questions qu’ils posent.

Concernant la programmation, dix longs-métrages et onze courts-métrages se disputeront les compétitions de leurs catégories respectives, tandis que quatre films d’Amérique Latine sur la question trans seront présentés dans la section Parallèle.

La soirée d’ouverture se déroulera ce mercredi 10 octobre à L’Arlequin avec la projection de Señorita María suivie d’un carnaval de masques et d’un concert.



Au Reflet Médicis
3 rue Champollion
75005 PARIS

Tarifs :
6,50€ la séance
25€ la carte 5 séances
50 € le Pass intégral
12€ et 10€ les soirées respectives d’ouverture et de clôture.

SHARE