Porté par l’essayiste Raphaël Glucksmann à la rédaction en chef, le premier numéro du « Nouveau Magazine Littéraire » est en kiosque depuis le 18 décembre. Une revue résolument progressiste allant à contre courant d’une époque ouverte aux vents réactionnaires et déclinistes. Et si la clé du succès était là ? 

Le Nouveau Magazine Littéraire pourrait s’inscrire dans la continuité du travail entrepris par Stéphane Hessel dans son célèbre livre « Indignez-vous ! ». Il pourrait tout aussi bien se situer dans le prolongement de la pensée développée par Raphaël Glucksmann dans son dernier recueil « Notre France : dire et aimer ce que nous sommes ».

Un « nous » à reconstruire

Chaque mois, le Nouveau Magazine Littéraire proposera un grand débat d’idée  qui apportera un éclairage sur notre époque grâce aux plumes de grands penseurs d’hiers et d’aujourd’hui. Culture, Société, Politique, Littérature, Europe, Écologie mais aussi économie : autant de thèmes qui seront abordés dans la centaine de page que contient le dernier né des mensuels français disponible depuis le 18 novembre.

Dans ce premier numéro le lecteur n’a pas besoin d’aller plus loin que la cinquième page pour comprendre la finalité du magazine, expliqué autour d’une interrogation dans l’édito de Raphaël Glucksmann : « Qui vibre encore à l’évocation de ces noms : cosmopolitisme, fraternité, égalité, solidarité, universalisme, humanisme, ou progressisme ? Hier nimbés de gloire, ils sont aujourd’hui lourds de nos renoncements. Qui est responsable de ce fiasco ? Nous ». Quelques pages plus loin, Najat Vallaud Belkacem, dans un article signé de sa main, dresse un constat similaire autour d’un « nous » là encore responsable : « Qui est donc responsable de cette inversion des rapports de force culturels en France et ailleurs ? Nous. À rester dans notre zone de confort intellectuel (…) nous avons nous-mêmes altéré l’éclat de nos idées ». Face à ce constat, le Nouveau Magazine Littéraire entend rebâtir ce « nous » citoyen allant à l’encontre du déclinisme ambiant, en bâtissant une maison commune aux idées progressistes.

« Partons. Partons enfin, partons loin. Loin des miroirs qui hypnotisent la conscience et du zapping qui atrophie l’âme. Loin. En bas de chez nous ou à l’autre bout du monde. Dehors. Explorons le présent. Qu’on l’aime ou non, ce temps est le nôtre, et il faut le raconter, le comprendre, le transformer. Explorons l’avenir. Il attend d’être pensé, rêvé, façonné. Tout reste à écrire ». Raphaël Glucksmann

Au programme de ce premier numéro

Intitulé « Les idées changent le monde, voyage au coeur des nouvelles utopies », ce premier numéro se consacre principalement aux nouvelles utopies. L’ensemble de ces idées sont rassemblées autour d’une seule et même question : « de quel monde rêver-vous ? ». On y retrouve ainsi les mots de plusieurs intellectuels comme Frederic Beigbeder qui nous parle de « contre-révolution sexuelle » ou de « droit à la paresse ». Sans oublier Pierre Ducrozet ou encore de Michël Foessel. Au programme également : un récit de Leïla Slimani et un dossier sur La Boétie. Des idées de société où l’on retrouve l’ancienne ministre de l’Éducation Nationale Najat Vallaud Belkacem. Mais aussi une conversation entre Raphaël Glucksmann et Edgar Morin. Sans oublier les dix pages consacrées aux nouveautés littéraires.

En portant un projet ancré autour du progrès du « nous » citoyen, les créateurs du magazine préviennent : « nous ne promettons pas de réussir, nous promettons d’essayer. Et nous vous demandons de le faire avec nous ».

« Voyage au coeur des nouvelle utopies »
En kiosque depuis le 18 novembre
Prix de lancement : 4,90 €
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Culture & Société