Le 4 juillet dernier, Édouard Philippe annonçait dans son discours de politique générale que la mise en place d’un pass culturel pour les jeunes de 18 ans aurait bien lieu. L’idée était une promesse de campagne du candidat Macron.

Au lendemain de la prise de parole d’Emmanuel Macron devant le congrès (ensemble des députés et des sénateurs réunis) à Versailles, Édouard Philippe tenait son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale. Dans sa prise de parole, le Premier ministre s’est longuement épanché sur l’éducation artistique à l’école et la lecture, tout en confirmant qu’il existerait bien un pass culture d’une valeur de 500 euros pour tous les jeunes venant d’avoir 18 ans. La durée de ce pass serait d’un an.

Pour expliquer ce choix devant les 577 députés, Edouard Philippe déclarait le 4 juillet dernier : « Si les djihadistes haïssent les dessins, les livres, la musique et les spectacles, c’est qu’ils savent que ceux-ci sont une source inépuisable d’émancipation et de bonheur ». 

 

 Un pass culture à la saveur italienne

Le pass culture, s’il est mis en place, serait une des premières mesures fortes du quinquennat d’Emmanuel Macron pour la jeunesse. Ce projet s’inspire de l’expérience italienne portée par Matteo Renzi au lendemain des attentats de Paris au Bataclan. Pour l’ancien président du conseil italien, la culture est une arme essentielle pour lutter contre le terrorisme. Ainsi depuis janvier 2016 et jusqu’à la fin de l’année 2017, les jeunes Italiens nés en 1998 peuvent bénéficier de coupons culturels téléchargeables sur une application mobile ou dans les bureaux de poste.

Pour le pass culturel français, le montant accordé aux nouvelles personnes majeures serait également de 500 euros. Cette somme pourrait être dépensée dans des musées, des monuments historiques, des billets de spectacles et de concert, de cinéma. Mais également pour l’achat de livres ou de CD.

« 18% de jeunes passent une année sans aucune activité culturelle ». InstituT italien de la statistique

Si l’Italie a fait le choix de financer ce dessein (estimé à 300 millions d’euros) uniquement avec de l’argent public en repoussant une diminution de l’impôt sur les bénéfices des sociétés, la France semble elle emprunter un autre chemin. Dès janvier dernier, Emmanuel Macron évoquait la possibilité de faire payer cette mesure en grande majorité par les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon). L’État participerait « pour une partie très minoritaire ». Affaire à suivre.

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