L’excellente exposition Volume : Making Music in Aotearoa qui se tient jusqu’au 21 mai 2017 à l’Auckland War Memorial Museum retrace en images, sons, vidéos et autres expériences interactives l’histoire de la musique néo-zélandaise. Comment ? Vous n’avez pas prévu de vous rendre en Nouvelle-Zélande d’ici mai ? Pas de panique, Untitled Mag est là pour vous faire découvrir cinq pépites artistiques.

1. La queen de la pop néo-zélandaise : Lorde 

On connaît tous plus ou moins bien Lorde depuis le succès planétaire de sa chanson Royals qui s’est hissée en haut des charts dans 15 pays, dont la France et les Etats-Unis et lui a valu un Grammy Awards en 2014. Dans l’exposition qui se tient actuellement à l’Auckland War Memorial Museum, son prix est exposé ainsi que quelques-unes de ses tenues de scène. C’est dire si les kiwis sont fiers de ce petit prodige de 20 ans à peine, véritable ambassadrice de la pop néo-zélandaise à l’étranger. La bonne nouvelle, c’est que Lorde fera son grand retour cette année avec un nouvel album ! On vous laisse apprécier son premier single, Green Light, et son clip sexy en diable.

2. L’indie pop enchanteresse de Kimbra

Ce nom vous dit peut-être quelque chose ? En effet, vous avez probablement déjà entendu la voix de Kimbra sur le morceau Somebody that I used to know de l’Australien Gotye. Véritable tube de l’été 2011, la chanson s’est classée numéro 1 dans 18 pays et a remporté le Grammy Award de l’enregistrement de l’année. Au même moment sortait Vows, le premier album de Kimbra, une jeune néo-zélandaise de 21 ans. Ce dernier est passé inaperçu en France mais il été certifié disque de platine en Australie et en Nouvelle-Zélande et a été acclamé par la critique. Le premier single, Settle Down est un titre pop frais et original, qui nous rappelle un peu la folie d’une Camille ou d’une Emilie Simon. Un véritable coup de cœur.

3. Le reggae funky de The Black Seeds

Beaucoup de jeunes néo-zélandais aiment écouter du reggae sur la plage, pendant que nous autres, habitants de l’hémisphère Nord, subissons les sempiternels Jingle Bells et autres Petit Papa Noël. Parmi les groupes de reggae les plus populaires en Nouvelle-Zélande, nous avons donc The Black Seeds qui s’est fait connaître à l’international en 2007 avec leur troisième album Into The Dojo et la chanson One By One que l’on retrouve dans la saison 2 de Breaking Bad. A noter que le chant est assuré à l’époque par Bret McKenzie, membre du duo comique Flight of The Conchords, un peu l’équivalent du Palmashow chez nous. On vous conseille au passage leur chanson parodique Foux du fafa  où ils se moquent des Français, et on vous laisse avec ce tube de The Black Seeds, parfait pour l’été.

4. L’électro-pop soignée de Broods

Originaire de la petite ville de Nelson au milieu de la Nouvelle-Zélande, Broods est un duo composé du multi-instrumentiste Caleb Nott et de sa petite sœur Georgia au chant. Ils ont publié deux albums en 2014 et 2016, remporté dix New Zealand Music Awards et tourné avec Ellie Goulding et Sam Smith, pourtant nous les connaissons assez peu ici en France et c’est bien dommage. Entre l’electro-pop et le trip-hop, leur musique est aérienne, sensible et rythmée à la fois. Leur plus grand tube à ce jour est sans doute Bridges, sorti en novembre 2014 et classé dans le Top 10 néo-zélandais. A découvrir ici :

5. Le métal au féminin avec Devilskin

Vous en connaissez beaucoup des groupes de métal qui classent tous leurs albums numéro 1 des charts ? Devilskin l’a fait avec We Rise en 2014 et Be Like The River en 2016 ! Des guitares qui claquent, une batterie bien énervée et la voix puissante de Jennie Skulander, voici la formule magique de Devilskin pour faire trembler les charts néo-zélandais ! Leurs concerts se jouent à guichets fermés chez eux, et ils sont actuellement en tournée au Royaume-Uni. Voici le clip de Start a Revolution, classé 28 du Top singles néo-zélandais en 2014. Ca dépote !

Bonus : le tube maori Poi E

Vous qui pensez que la musique kiwie n’est finalement pas très éloignée de ce que l’on écoute ici en Europe, voici LE tube maori par excellence, Poi E. Ce titre interprété par le Patea Maori Club en costumes traditionnels est entièrement chanté en langue maorie et met à l’honneur la pratique du poi dancing, sorte de jonglerie avec des cordes au bout desquelles pendent des boules en tissus. La chanson est restée quatre semaines numéro 1 et a décroché le record de ventes de l’année 1984. Parlez-en à un néo-zélandais, quelque soit son âge, il connaît forcément ce tube intemporel.

Vous êtes désormais capable de citer au moins cinq artistes néo-zélandais ! Bon, et maintenant, on part quand ?